Nicolas de Chamfort, histoire et biographie de Chamfort

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Nicolas de Chamfort, de son vrai nom Sébastien-Roch Nicolas, était un journaliste, moraliste et poète français. Il est né le 6 avril 1749 à Clermont-Ferrand et est mort à Paris le 13 avril 1794.

D’origine inconnue

En ce qui concerne ses origines, nul ne sait exactement la vérité puisqu’il est inscrit sur deux registres différents à des dates différentes. En effet, dans le registre de la paroisse de Saint-Gènes, il serait né le 6 avril 1740 et est le fils légitime d’un marchand épicier du nom de François Nicolas et de sa femme, Thérèse Croiset. On le retrouve toutefois dans un deuxième registre sous le nom de Sébastien Roch né le 22 juin et de parents inconnus. Et le mystère ne s’arrête pas là puisque si certains disent que le 22 juin indique la date de son baptême et qu’il a reçu le nom de Sébastien-Roch en hommage à un autre enfant décédé et mort le 5 avril, d’autres affirment qu’il est le fils naturel de Jacqueline de Montrodeix et de Pierre Nicolas qui était un chanoine de la cathédrale Notre-Dame de Clermont-Ferrand.

Roederer, quant à lui, pense qu’il est le fils d’un chanoine de la Sainte-Chapelle et que l’enfant aurait été adopté par François Nicolas et son épouse. Le couple aurait perdu leur propre enfant qui est né le même jour que Chamfort.

D’autres disent enfin qu’il serait issu d’une riche famille, d’une paysanne, d’une dame de compagnie, …

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Enfant brillant

Malgré le grand mystère qui tourne autour de ses origines, Sébastien-Roch Nicolas était un élève brillant. En 1750, il obtint une bourse pour étudier au collège des Grassins et suivit ensuite des études universitaires. Il réussit à les terminer jusqu’à la fin malgré son côté fantasque et la fugue qu’il a faite avec Pierre Letourneur, un de ses camarades. Les deux jeunes gens ont effectivement disparu avec l’idée de s’embarquer pour l’Amérique. Ils partirent alors pour le port de Cherbourg pour finalement en revenir. On leur pardonna cette faute et ils purent continuer leurs études. D’ailleurs, malgré cet écart, Chamfort obtint les premiers prix de l’Université.

Une fois ses études terminées, il décida d’adopter le nom de Chamfort pour entrer dans le monde.

Nicolas de Chamfort

Nicolas Chamfort

La littérature

Nicolas de Chamfort a commencé sa carrière littéraire à travers quelques articles publiés au Journal encyclopédique. Il a ensuite collaboré au Vocabulaire français et acquit peu à peu une certaine notoriété grâce à des prix de poésie attribués à l’Académie.

Il a également écrit quelques comédies qui ont eu beaucoup de succès au Théâtre-Français et a multiplié les collaborations avec de nombreuses entreprises littéraires pour gagner sa vie.

Fort d’une bonne réputation, le prince de Condé le nomme secrétaire de ses commandements et en 1784, il est élu secrétaire ordinaire et du Cabinet de Madame Elisabeth, la sœur du roi Louis XVI.

Avant que la Révolution n’éclate, les salons parisiens le considéraient comme un écrivain spirituel et talentueux.

En 1778, il est initié à la franc-maçonnerie et est élu à l’Académie française en 1781 pour occuper le fauteuil n°6.

Lorsqu’il contracte la syphilis dont il n’a jamais vraiment guéri, l’homme devient amer et ses œuvres commencèrent à afficher une certaine misanthropie.

La Révolution

Durant cette période, il a travaillé en tant que rédacteur anonyme au journal de Mirabeau. Il a également rédigé les discours et les rapports de Mirabeau et de Talleyrand. Avec ces derniers, il a intégré la Société de 1789 laquelle a été fondée par La Fayette en 1790. Il n’y resta toutefois qu’une année jusqu’à ce qu’il soit arrêté à Varennes.

Il intégra par la suite le Club des Jacobins au sein duquel il fut nommé au comité de correspondance. De nouveau, il quitta l’association pour essayer d’intégrer l’Assemblée législative sans jamais y être élu.

Il se consacra alors à la publication des Tableaux de la révolution française et a incité le public à une radicalisation de la Révolution.

Entre mai 1792 à janvier 1793, le ministre de l’Intérieur le nomma bibliothécaire de la Bibliothèque nationale. Le ministre des Affaires étrangères lui confia par la suite une correspondance secrète, laquelle a été dévoilée lors de son arrestation. En effet, n’ayant pas su masquer sa joie à cause du décès de Marat, Chamfort fut arrêté le 21 juillet 1793 pour être emprisonné aux Madelonnettes le 2 septembre. Il fut néanmoins relâché deux jours plus tard et fut placé sous surveillance. Le 9 septembre, il quitta son poste à la Bibliothèque.

Le 14 novembre de la même année, l’écrivain tente de se suicider face à une éventuelle nouvelle arrestation. Il échappe toutefois à la mort grâce à une opération chirurgicale. En janvier 1794, les poursuites contre lui ont été abandonnées, mais avec toutes les blessures qu’il s’est infligé durant le suicide raté et l’intervention qu’il a subi, il a fortement été affaibli et meurt le 13 avril 1794.

Sa vie privée

Son grand amour était une veuve plus âgée que lui, Anne-Marie Buffon, avec qui il a eu une liaison à partir de l’été 1781. L’idylle dura plusieurs mois jusqu’à ce que Madame Buffon meure brusquement le 29 août 1783 alors que le couple séjournait dans un manoir appartenant à la jeune femme. Chamboulé par cette perte, Chamfort écrit A celle qui n’est plus qu’il dédiait à sa bien-aimée disparue.



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