Biographie

Toutes les biographies classés par Alphabet : Biographie de A à Z

Bernard Hinault, histoire et biographie de Bernard Hinault
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Bernard Hinault est sans doute le deuxième plus grand cycliste de tous les temps juste derrière le célèbre Eddy Merckx. Son palmarès contient de nombreux prix sur les plus grandes courses cyclistes. Bernard Hinault est 5 fois vainqueur du Tour de France, 3 fois vainqueur du Giro d’Italia, 2 fois vainqueur de la Vuelta, 3 fois vainqueur du Dauphiné Libéré, Champion du Monde, vainqueur de Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège, La Flèche Wallone, Amstel Gold Race, le Grand Prix des Nations, Gand-Wevelgem et une multitude d’autres courses dans sa carrière.

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Christophe Mae
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On a connu Christophe Maé en 2007 avec les singles « On s’attache », « Ca fait mal » ou encore « Parce qu’on sait jamais ». « Christophe Maé » est son nom de scène, mais son vrai nom est Christophe Martichon. C’est la comédie musicale « Le Roi Soleil » qui l’a poussé sous les feux de projecteurs. Il porte aujourd’hui la casquette d’auteur, de compositeur et d’interprète.

 

Sa vie avant le succès du Roi Soleil

C’est à Carpentras dans le Vaucluse que Christophe Martichon est né le 16 octobre 1975. Depuis sa tendre enfance, ce sont le tennis et le ski qui le passionnent. Il le pratique intensément jusqu’à ce qu’il soit atteint de polyarthrite chronique. A l’âge de 16 ans, Christophe se voit obligé de tout arrêter et c’est là qu’il se plonge dans la musique. Stevie Wonder est un de ses artistes favoris et c’est là que son envie d’apprendre l’harmonica naît. Après cet instrument, il se lance dans l’apprentissage de la guitare.
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Octave Mirbeau, histoire et biographie de Mirbeau
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Octave Mirbeau est un écrivain, un journaliste et un critique d’art français. Il est né à Trévières le 16 février 1848 et est mort à Paris le 16 février 1917. C’était un auteur réputé, aussi bien en France qu’à l’échelle européenne.

Famille, jeunesse et études

Octave Mirbeau est le fils de Ladislas-François Mirbeau et d’Eugénie-Augustine Dubosq. Il a fait sa première scolarité chez les Sœurs de l’Education Chrétienne de Rémalard puis intègre le collège des jésuites Saint-François-Xavier de Vannes où il était un élève médiocre. Il en est renvoyé en 1863 dans des conditions peu claires. Ce n’est qu’en 1890 qu’il les évoquera dans son roman intitulé Sébastien Roch.
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Morgan Sportès, histoire et biographie de Sportès
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Morgan Sportès est un écrivain français qui a vu le jour le 12 octobre 1947 à Alger. Il bénéficie d’une notoriété internationale et d’ailleurs, bon nombre de ses ouvrages ont été traduits en de nombreuses langues. Son talent et son travail a attiré l’attention de Guy Debord et de Claude Lévi-Strauss.

Biographie

Morgan Sportès a une origine juive algérienne comme l’était son père et une origine catholique bretonne, par sa mère. Il est né en Algérie et y grandit jusqu’à ce que le pays obtienne son indépendance en 1962. Sa mère, souffrant de paranoïa, a été internée en hôpital psychiatrique. Pour oublier cela, il se plonge dans la rédaction d’un ouvrage portant sur la Remington de son père.

Morgan Sportès

Morgan Sportès

Quelques liens

Etudes et jeunesse

Durant ses études à l’université de Paris VII, il adopte une attitude de dandy. Il qualifie l’établissement de « repaire structuralo-maïoste ». Pour gagner de l’argent, il écrit pour la revue Détective pendant près d’un an.

Son service national qu’il a fait en coopération en Asie lui a inspiré de nombreux ouvrages marquant de sa carrière littéraire. Parmi eux, on peut citer :

  • Siam, publié en 1982 : il y raconte les dérives qu’il a vécues en Thaïlande, entre la drogue et les filles
  • Pour la plus grande gloire de Dieu, publié en 1995 : il s’agit d’un roman basé sur le Siam du 17e siècle
  • Tonkinoise, publié en 1995 : il s’agit d’un roman historique qui parle de l’Indochine durant l’époque de Pétain
  • Rue du Japon, publié en 1999 : il y parle de ses liaisons dangereuses avec une femme japonaise

Aujourd’hui, il continue d’écrire et voyage beaucoup pour faire des recherches. C’est en 1984 qu’il rencontre et se lie d’amitié avec Guy Debord.

Récompenses pour son travail

Morgan Sportès s’est vu attribuer diverses récompenses pour saluer son travail. Ainsi,

  • En 2000, il est lauréat de la Villa Kujoyama
  • En 2006, il obtient le prix Renaudot des lycées pour son ouvrage intitulé Maos
  • En 2011, il obtient le prix Interallié pour son livre intitulé Tout, tout de suite
  • En 2012, il s’est vu attribuer le Gloves de Cristal 2012 pour Tout, tout de suite qui est considéré comme son meilleur roman

Un de ses livres-enquête, L’Appât, a été repris à l’écran par Bertrand Tavernier en 1995. Le film qui en est issu a reçu, en 1995, l’Ours d’or au festival de Berlin.

Quelques œuvres

Morgan Sportès écrit surtout des romans, des essais et un genre littéraire appelé True crime. Outre les ouvrages cités plus haut, il est aussi l’auteur de :

  • La Dérive des continents, publié en 1984
  • Le Souverain poncif, en 1987
  • Outremer, en 1989
  • Ombres siamoises, en 1995
  • Solitudes, en 2000
  • Une fenêtre ouverte sur la mer, en 2002
  • Ils ont tué Pierre Overney en 2008
  • Le ciel ne parle pas, en 2017 : cet ouvrage s’intéresse à la liquidation du christianisme au Japon au début du 17e siècle. A cause de cela, il a été boycotté par le milieu littéraire, la presse, la radio et la télévision

 

Georg Wilhelm Friedrich Hegel, histoire et biographie de Hegel
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Né le 27 août 1770 à Stuttgart, Georg Wilhelm Friedrich Hegel est un philosophe allemand réputé. Il est décédé le 14 novembre 1831 à Berlin. Il fut un acteur majeur de l’idéalisme allemand et est aujourd’hui encore, un personnage influent de la philosophie contemporaine.

Enfance et études

Issu d’une faille protestante, Georg Wilhelm Friedrich Hegel est le fils de Georg Ludwig Hegel qui était fonctionnaire à la Cour des comptes du duc de Wurtemberg, et de Maria Magdalena Fromm. Celle-ci, bien qu’est décédée prématurément, a beaucoup contribué à former intellectuellement son fils. Ce dernier a eu une sœur, Christiane qui a été internée en asile psychiatrique et un jeune frère, Ludwig qui a trouvé la mort durant la campagne de Russie.

Le jeune Hegel a fait sa première scolarité au Gymnasium de Stuttgart. Il était un élève modèle et intelligent. Il reçut, en cadeau de son précepteur, les drames de Shakespeare alors qu’il avait seulement 8 ans. A 10 ans, son père lui apprend l’astronomie et la géométrie. Même s’il les maîtrisait bien, il se passionnait particulièrement pour les tragédies grecques, la botanique et la physique.

A cette époque déjà, il a rédigé de nombreuses notes de lecture sur la littérature, la physique, l’esthétique, la théologie, la psychologie, la philosophie, les mathématiques, … Il a également écrit des notes, en français, sur Jean-Jacques Rousseau.

Georg Wilhelm Friedrich Hegel

les citation de Georg Wilhelm Friedrich Hegel

A l’âge de 18 ans, Hegel entre au séminaire de Tübingen pour poursuivre ses études universitaires. Il y apprend les mathématiques, la philologie, la physique, l’histoire et la philosophie. En 1790, il obtient sa maîtrise en philosophie. Il s’inscrit ensuite en faculté de théologie.

Au séminaire, il se lie d’amitié avec le philosophe Schelling et le poète Hölderlin. Il partage avec ses deux amis une grande passion pour la Grèce antique et pour la Révolution française.

Après ses études en théologie et présentation de son mémoire, il obtient un poste de précepteur à Berne en 1793 alors qu’il pensait devenir pasteur.

Quelques liens

Sa carrière professionnelle

A partir de 1793, Hegel est précepteur dans la famille du capitaine Karl Friedrich von Steiger où il est chargé de l’éducation de deux petits garçons de 6 et 8 ans. A cette époque, ses ouvrages littéraires se reposaient surtout sur la religion chrétienne. Son séjour en Suisse a fait naître en lui un sentiment d’isolement même s’il continuait de correspondre avec Höderlin. Ce dernier, avant de le rejoindre, lui trouve un emploi de précepteur à Francfort-sur-le-Main dans la famille de Johann Noë Gogel.

En janvier 1799, Hegel retourne à Stuttgart suite au décès de son père. Ce dernier lui laisse un héritage qui lui permet de devenir financièrement indépendant. Il décide alors de devenir assistant-professeur ou « privatdozent » à l’université d’Iéna en 1801. Il fut, notamment, l’assistant de son ami Schelling avec qui il partageait un logement. Ensemble, ils fondent le Journal critique de philosophie qui n’est resté ouvert qu’entre 1802 et 1803. A partir de 1803, Hegel s’éloigne progressivement des idées de Schelling et délaisse petit à petit la critique de la religion pour se tourner vers la critique de la politique.

Georg Wilhelm Friedrich Hegel

Georg Wilhelm Friedrich Hegel

A partir de 1805, il a épuisé son héritage et connaît des difficultés financières. Goethe l’aide alors pour qu’il puisse être payé mensuellement.

Quand Napoléon arrive à Iéna, son poste à l’université s’interrompt et il prit alors la tête d’un journal sis à Bamberg suite à une offre émise par son ami, Friedrich Immanuel Niethammer. Quand plus tard, ce dernier lui propose d’enseigner au lycée de Nuremberg, il accepte de suite. A partir de 1808, il est donc recteur du gymnasium de Nuremberg.

En 1816, il devient chaire de l’université de Heidelberg et publie, l’année suivante l’Encyclopédie des sciences philosophiques.

En 1818, il s’est vu proposer le poste de chaire de la philosophie à l’université de Berlin.

Tout au long de sa vie, et quel que soit le poste qu’il occupait, Hegel n’a jamais cessé d’écrire des œuvres littéraires dont la grande majorité avait un caractère philosophique.

Il est connu, aujourd’hui encore, pour avoir développé une philosophie systématique et encyclopédique issue d’une idée logique.

Après sa mort, le courant hégélianisme est né.

Vie privée

En 1807, son fils naturel, Ludwig naît. Il est issu d’une liaison qu’il a eue avec la femme de son logeur. Tout au long de son existence, il prendra soin de son éducation.

En 1811, il épouse Marie von Tucher avec qui, il eut deux fils : Karl Hegel et Immanuel Hegel.

Il est décédé le 14 novembre 1831 à l’âge de 61 ans et repose, désormais, au cimetière de Dorotheenstadt.

Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais
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Né à Paris le 24 janvier 1732, Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais est un homme d’affaires, un musicien, un dramaturge et un écrivain français réputé du 18e siècle. On le connaît surtout pour ses talents d’écrivain et d’ailleurs, il est un auteur phare de la littérature française et plus précisément du siècle des Lumières.

Famille et études

Pierre-Augustin Caron est le fils et septième enfant d’André-Charles Caron et de Louise Pichon. Son père était issu d’une famille protestante, religion qu’il a abjurée en mars 1721 pour se convertir au catholicisme. Il était maître-horloger comme ses ascendants et a créé la première montre-squelette. La famille était assez riche.

De 1742 à 1745, Pierre-Augustin, surnommé Pierrot, a suivi des études à l’école des métiers d’Alfort puis se forme dans l’atelier de son père à partir de 13 ans. Même s’il n’a pas été un élève facile, il réussit à devenir un artisan de talent qui crée, en 1753, le mécanisme d’échappement appelé à hampe ou à double virgule. Jean-André Lepaute se l’attribue toutefois, mais Pierrot fait appel à l’Académie des Sciences pour demander à ce que l’invention lui soit reconnue.

Cela étant fait, il devient le fournisseur de la famille royale, mais abandonne vite l’horlogerie. Il fut remplacé par Jean-Antoine Lépine qui épouse sa sœur, Madeleine-Françoise dite Fanchon. En 1756, Jean-Antoine devient l’associé d’André-Charles Caron puis son successeur.

Pierre-Augustin est également l’inventeur du mécanisme de perfectionnement conçu pour les pédales de harpes.

Quelques liens

Carrière professionnelle

Malgré une vie privée chaotique, Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais commence à acquérir une certaine notoriété. Grâce à son ami Joseph Pâris Duverney, il accède au monde des affaires et de la finance. Dans cet univers, il s’avère être un génie et très vite, il devient riche. Sa richesse lui permit d’acheter une charge de secrétaire du roi ce qui lui fit accéder à la noblesse.

En 1759, il est nommé professeur de harpe des quatre filles du roi Louis XV.

Il devient ensuite lieutenant général des chasses grâce à Louis-François de Bourbon, prince de Conti. C’est à cette époque qu’il commence à écrire de courtes parades jouées dans des théâtres privés.

De 1770 à 1773, Beaumarchais vécut une période pénible durant laquelle il connut défaveur et procès notamment concernant la succession testamentaire de Joseph Pâris Duverney. A l’issue de cette période, il perd sa fortune, ses droits civiques et ses alliés.

A partir de mars 1774, il se glisse dans la peau d’un espion pour le service personnel d’espionnage du roi. Ce poste lui permit de beaucoup voyager et l’inspira dans bon nombre de ses ouvrages.

A partir de juin 1777, il abandonne son poste d’agent secret pour se lancer dans la défense de la France dans la guerre d’indépendance des Etats-Unis. Durant cette nouvelle aventure, il a joué un rôle politique et commercial, dans l’espoir de s’enrichir à nouveau. A son grand dam et celui de ses héritiers, non seulement il ne devient pas plus riche, mais de l’investissement qu’il a fait, ses héritiers ne purent qu’en récupérer une petite partie, et ce, au bout de longs débats.

Il devient par la suite l’éditeur des œuvres de Voltaire et achète la papeterie de Plombières, celle d’Arches et d’Archettes en Lorraine. Il finit par tous les vendre.

En 1777, il lance une lutte pour la reconnaissance du droit d’auteur qui obtient gain de cause durant la Révolution française. Cette reconnaissance fut inscrite dans la loi Chapelier de 1791.

Vie privée

Le 27 novembre 1756, il épouse Madeleine-Catherine Aubertin, veuve Franquet. Cette dernière était plus âgée que lui, mais elle avait des terres. C’est d’ailleurs du nom d’une des terres de sa femme, Beaumarchais, qu’il a commencé à se faire appeler « de Beaumarchais ». Pour lui, cela donnait une illusion de noblesse.

Quand sa femme meurt, prématurément à seulement 35 ans, le jeune homme se retrouve dans une position inconfortable, mais ce ne fut que le début d’une série de procès et de scandales.

En 1768, il convole en secondes noces avec Mme Lévêque, la riche veuve du général des Menus-Plaisirs. Au bout de quelques années de mariage, celle-ci meurt à 39 ans, en 1770, lui laissant une somme importante en héritage. Ce deuxième veuvage précoce a poussé la société à l’accuser de détournement d’héritage.

En 1786, il se remarie une nouvelle fois avec Marie-Thérèse de Willer-Mawlaz. Il l’a connu dès 1774 et a eu une fille avec elle en 1777. La jeune femme avait 21 ans de mois que de Beaumarchais et contrairement à ses deux premières épouses, cette dernière lui survivra.

Il meurt, le 18 mai 1799 à Paris à la suite d’une apoplexie. Il repose, depuis, au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

Jules Barbey d’Aurevilly, histoire et biographie d’Aurevilly
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Né le 2 novembre 1808 à Saint-Sauveur-le-Vicomte, en Normandie, Jules Barbey d’Aurevilly est un écrivain français réputé de la seconde moitié du 19e siècle. Il est mort le 23 avril 1889 à Paris. Ses proches et contemporains le surnommaient le « Connétable des lettres ».

Famille et enfance

Fils de Théophile Barbey et d’Ernestine Ango, Jules est l’aîné d’une fratrie de quatre enfants. Par son père, il est issu d’une famille noble et par sa mère, il est issu d’une famille bourgeoise. Il passa donc une enfance aisée, partagée entre Saint-Sauveur, sa ville natale, Valognes et le bord de mer à Carteret.

Quelques liens

Il grandit dans une ambiance conservatrice et ultra. Malgré l’austérité de son père et le peu d’affection que lui témoignait sa mère, il eut une enfance sans problèmes. Il était proche de sa grand-mère, Louise Lucas-Lablaierie et de sa vieille bonne, Jeanne Roussel, qui lui racontaient des récits au coin du feu.

Etudes et jeunesse

En 1816, son admission à l’école militaire est refusée. Il intègre alors le collège de Valognes.

En 1818, il vit chez son oncle, le docteur Pontas-Duméril qui l’encourage à s’émanciper, moralement et intellectuellement. C’est ensuite à son cousin, Edelestand du Méril, qu’il doit son admiration pour Lord Byron, Robert Burns, Walter Scott ainsi que sa passion pour la métaphysique et l’histoire.

A partir de 1823, il commence à écrire et à publier quelques ouvrages. En 1827, il s’inscrit en rhétorique au collège Stanislas à Paris et y rencontre son ami, Maurice de Guérin. Après obtention de son baccalauréat en 1829, il rentre à Saint-Sauveur avec des idées religieuses et politiques contradictoires à celles de sa famille.

Il essaie encore de s’inscrire à l’école militaire, mais finit par se ranger au refus de son père pour suivre des études de droit à l’université de Caen.

Jules Barbey d’Aurevilly, histoire et biographie d’Aurevilly

La littérature

De 1830 à 1836, il suit un peu le courant romantique après être tombé amoureux de la femme de son cousin avec qui il entretient une liaison à l’avenir incertain. Il écrit alors quelques œuvres relatives à ce courant.

Après avoir rompu les liens avec sa famille, il retourne à Paris en 1836 et vit de l’héritage de son oncle, Jean-François Barbey d’Aurevilly. A cette époque, il a le souhait de faire de la politique et pour accéder à ses ambitions mondaines, il se comporte en parfait dandy. Cette vie lui a valu les surnoms de « Sardanapale d’Aurevilly » ou encore de « Roi des ribauds ». Et en tant que tel, il devient un séducteur, un homme à femmes qui a toutefois connu des peines de cœur notamment après son échec dans la séduction de la marquise Armance du Vallon. Cette époque de sa vie s’accompagne de nombreux ouvrages sur le dandysme, sur la séduction et sur l’amour.

Entre 1845 et 1846, il voyagea beaucoup, tombe en panne d’inspiration durant la rédaction de Vieille maîtresse et finit par s’assagir à la fin de l’année 1846. Il en avait effectivement terminé avec la vie de dandy et entamait sa conversion au catholicisme. Cela lui donna de nouvelles inspirations pour ses ouvrages.

En 1847, il devient rédacteur en chef du journal La Revue du Monde catholique, mais après sa fermeture, il plonge dans la solitude pour replonger dans le passé. Il se documente et lit beaucoup.

A partir de 1851, la publication de ses romans reprend et il continue à développer une grande quantité d’ouvrages. Le succès est venu à lui, même si certaines de ses œuvres, dont Une vieille maîtresse a soulevé le scandale.

Durant toute sa carrière, Jules Barbey d’Aurevilly s’est lié d’amitié avec un grand nombre d’écrivains tout comme il s’est attiré la foudre de ceux qu’il critiquait ouvertement. Parmi ceux qu’il s’est acharné à dénigrer, on peut citer Emile Zola, les frères Goncourt, Leconte de Lisle, Sainte-Beuve, …

Quant à ceux avec qui il s’est entendu, il y a eu Victor Hugo, Léon Bloy, Joris-Karl Huysmans, Alphonse Daudet, Octave Mirbeau, François Coppée, Jules Vallès, Maurice Rollinat, Paul Bourget, …

En 1884, malgré sa maladie du foie, il continue de fréquenter les salons. Il finit par tomber vraiment malade en 1889 et meurt le 23 avril de cette même année.

Emile Zola, histoire et biographie de Zola
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Ecrivain et journaliste réputé du 19e siècle, Emile Zola est né à Paris le 2 avril 1840 et y décède le 29 septembre 1902. Principal précurseur du naturalisme, il est aussi l’un des plus grands romanciers de la littérature française. Il était connu à travers le monde et a d’ailleurs eu droit à un hommage international.

Famille et jeunesse

Emile Edouard Charles Antoine Zola est le fils unique de François Zola qui était italien et d’Emilie Aubert, qui était française.

Quelques liens

Emile Zola histoire et biographie de Zola

La famille vivait à Périgueux où le père a fondé la Société du canal Zola. Il meurt toutefois prématurément des suites d’une pneumonie laissant à sa veuve et à son fils une société poursuivie en justice par ses créanciers. L’entreprise a d’ailleurs été vendue aux enchères laissant la mère et le fils totalement désemparés. Avec l’aide de sa grand-mère maternelle, le petit Emile passa une enfance sans trop de drames. Il resta très lié à sa mère et d’ailleurs, cette dernière a beaucoup influencé son travail et sa vie quotidienne.

Les débuts littéraires

Emile Zola a toujours eu une passion pour la littérature et dès son jeune âge, il en a fait sa vocation. Il a écrit un premier roman intitulé Croisades alors qu’il n’était qu’en classe de sixième.

En 1858, il quitte le Périgueux pour aller rejoindre sa mère à Paris. En gagnant la capitale, il espérait trouver le succès ce qu’il fit quelques années plus tard après avoir vécu des années dans des conditions difficiles. A ses débuts, il a beaucoup été influencé par Shakespeare, Molière et Montaigne. Il ne découvrit Honoré de Balzac et Jules Michelet que tardivement. Ces derniers ont également eu une forte influence sur lui.

A part la littérature, il était aussi passionné par d’autres formes d’art comme la peinture. Il s’est d’ailleurs lié d’amitié avec de nombreux peintres tels qu’Auguste Renoir, Camille Pissarro, Alfred Sisley et son ami d’enfance, Paul Cézanne. Il se brouilla toutefois avec ce dernier après la publication de son roman intitulé L’œuvre et ne le revit plus jamais.

Sur le plan professionnel, il a fait une brillante carrière à la librairie de Louis Hachette qui l’embauche le 1er mars 1862 et ce, même s’il n’a pas obtenu son baccalauréat. C’est là qu’il découvre et apprend le monde de l’édition et des techniques littéraires. Il y réussit même à y faire publier quelques articles ainsi que son livre intitulé Les Contes à Ninon.

En parallèle avec son métier, il collabora régulièrement avec différents journaux pour écrire dans leur rubrique de critique littéraire. Il continuait en parallèle de publier des contes et des romans. Il a aussi écrit pour la presse politique.

A partir de 1872, le succès commence enfin à venir et sa situation financière s’est améliorée après l’énorme succès de son roman L’Assomoir publié en 1877.

A part une vie de travail acharné, Emile Zola n’a jamais négligé ses amis et d’ailleurs, il était connu comme un homme très sociable. Dans son cercle d’amis, on peut citer les frères Goncourt, Gustave Flaubert, Ivan Tourgueniev, Alphonse Daudet, Joris-Karl Huysmans, Henry Céard, Guy de Maupassant, …

L’affaire Dreyfus

A la fin de l’année 1897, Emile Zola émet son opinion sur l’affaire Dreyfus dans une lettre ouverte qu’il intitulé « J’accuse … ! ». Celle-ci fut l’effet d’une bombe, non seulement en France, mais à travers le monde. En l’écrivant, l’auteur savait s’exposer à des poursuites judiciaires qui ne tardèrent pas à venir et à l’issu d’un long procès. Il fut condamné à un an d’emprisonnement et à une amende qu’Octave Mirbeau a payée. En attendant la suite du procès, Labori conseille à Zola de quitter la France ce qu’il fit le 18 juillet 1898. Comme Victor Hugo et Voltaire, son exil a soulevé un grand mouvement d’opinion. Il vécut, dans le plus grand secret à Londres, coupé de sa famille et de ses amis. Il ne put rentrer en France qu’en juin 1899, au bout de onze mois d’exil après une décision positive du tribunal, allant en sa faveur.

Vie privée

Emile Zola et son épouse, Alexandrine Zola

Emile Zola rencontre Eléonore Alexandrine Meley à la fin de l’année 1864. Dès 1865, il emménage avec elle dans le quartier de Batignolles malgré les réticences de sa mère. A cause de cette dernière, le couple ne put se marier que cinq années plus tard, à la date du 31 mai 1870.

Entre 1880 à 1881, Emile Zola traverse une époque très difficile durant laquelle il plonge dans la dépression après la perte de sa mère ainsi que ses amis écrivains, Gustave Flaubert et Edmond Duranty. Il réussit toutefois à s’en sortir surtout que grâce à la publication des Rougon-Macquart, il put enfin se détacher du monde du journalisme au sein duquel il a travaillé avec acharnement pendant près de 15 ans.

Le 29 septembre 1902, alors que le couple était de retour dans leur maison à Médan, ils sont victimes d’une intoxication due à la combustion lente résiduelle d’un feu couvert. Lorsque le médecin arrive sur place, Emile Zola est mort tandis que son épouse a réussi à survivre.

La nouvelle de sa mort a chamboulé le monde de la littérature à l’échelle mondiale. Ses cendres ont été transférées au Panthéon le 4 juin 1908.

Pour lui rendre hommage, la maison de Médan a été transformée en musée.

Jean-Paul II, histoire et biographie de Jean-Paul II
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Karol Jozef Wojtyla était un prêtre polonais. Il a également été évêque et archevêque de Cracovie puis cardinal avant d’être élu pape catholique le 16 octobre 1978. À cette occasion, il fut rebaptisé Jean-Paul II. Depuis sa canonisation en 2014, les catholiques l’appellent comme Saint Jean-Paul II.

Enfance, adolescence et famille

Karol Jozef Wojtyla est né le 18 mai 1920 dans une petite ville de Petite-Pologne, à Wadowice. Son père, Karol Wojtyla, était militaire de carrière et a épousé, Emilia Kaczorowska en 1906. Le couple a trois enfants : Edmund Antoni en 1906, Olga Maria qui est morte-née en 1914 et Karol Jozef en 1920.

Jean-Paul II, histoire et biographie de Jean-Paul II

Quelques liens

La mère de famille meurt d’une infection rénale en 1929 tandis que le frère aîné, devenu médecin, fut emporté par la scarlatine en 1932. Il ne resta donc plus que Karol et son père.

À l’adolescence, Karol nourrissait une grande passion pour le théâtre et la littérature. Il a participé à de nombreuses représentations organisées par son lycée. Il a souvent joué des rôles principaux. Mieczyslaw Kotlarczyk le forma, à partir de 1936, à une technique théâtrale reposant sur le texte et la parole. À partie de cette période, Karol a voulu devenir acteur et se consacrer au théâtre.

À 15 ans, il a été le président d’une association de jeunes qui se consacraient à la Vierge Marie. Il obtient le sacrement de confirmation le 6 mai 1938. Au mois d’août de la même année, il quitte avec son père, Wadowice pour aller vivre en Cracovie. Il y suivit des études de lettres à l’université Jagellonne ce qui lui permit d’approfondir la poésie lyrique, le théâtre, l’étymologie et la phonétique polonaise.

La guerre

Suite au démembrement et à l’occupation de la Pologne par l’URSS et l’Allemagne nazie, l’université fut fermée et les Polonais n’avaient plus le droit de célébrer les saints polonais. Un homme réussit toutefois à rester dans la prière et la spiritualité à savoir Jan Tyranowski. Plus tard, en devenant pape, Jean-Paul II décrit cet homme comme « l’un de ces saints inconnus, cachés comme une lumière merveilleuse au bas de la vie, à une profondeur où règnent habituellement les ténèbres ». Cela indique que cet homme a occupé une place importante dans la vie de Karol Jozef qui a participé, sur son invitation, au Rosaire vivant. L’évènement s’est déroulé en toute clandestinité et consistait à prier, à vivre en présence de Dieu, à se former et à veiller à ce que chaque seconde serve à quelque chose. Sur les conseils de Tyranowski, Karol se mit à lire les écrits de saints de l’Ordre du Carmel tels que Thérèse d’Avila, Jean de la Croix ou encore Thérèse de Lisieux.

En parallèle, il continue de jouer au théâtre et a même écrit quelques pièces intitulées David, Job et Jérémie. Pour l’acteur, le théâtre était une manière de résister aux conquérants et de défendre leur patrie contre l’occupation nazie. Des représentations clandestines ont d’ailleurs été organisées entre amis et leur lieu de rendez-vous fut baptisé Studio 39.

En 1940, il est embauché comme ouvrier à l’usine chimique Solvay, un poste qui lui permit d’éviter le service obligatoire allemand. Durant cette vie ouvrière, il en découvre les aspects positifs, mais aussi les misères et les horreurs de la déportation de ses compatriotes dans les camps de la mort.

Le 16 février 1941, le seul membre de sa famille qui lui reste, son père mourut. Au mois de juin de cette année, la Pologne passe entièrement sous le joug nazi. Un mois plus tard, Mieczyslaw Kotlarczyk débarque en Cracovie avec son épouse et sont hébergés par Karol Jozef. Au mois d’août, le professeur crée le théâtre rhapsodique avec quelques acteurs dont Karol.

Quand les nazis ont décidé d’éradiquer la culture polonaise, cette nouvelle technique de théâtre devint un important mouvement de résistance culturelle clandestine qui fut alors baptisé Unia. Celle-ci disposait même d’une branche militaire à laquelle Karol refusa d’appartenir. Il voulait effectivement rester pacifique en utilisant des méthodes culturelles et la prière. Malgré le risque d’exécution auquel ces acteurs étaient soumis s’ils se faisaient attraper, le théâtre rhapsodique continuait de se produire dans la clandestinité.

De prêtre à pape

Jean-Paul II, histoire et biographie de Jean-Paul II

Après une longue période de réflexion, Karol décida de devenir prêtre en 1942 et intègre le séminaire clandestin de Cracovie. Malgré l’interdiction allemande de recruter de nouveaux prêtres, Karol y fut accepté et put suivre les études qui se déroulaient soit chez des particuliers soit dans des églises. Il continuait en parallèle de travailler.

Durant ces études, la lecture du Traité de la dévotion à la Très Sainte Vierge Marie, ouvrage écrit par saint Louis-Marie Grignion de Montfort l’ébranla et lui inspira sa devise de « Totus Tuus ».

Il se mit, par la suite à apprendre la philosophie, une discipline qui le passionna toute sa vie.

Il faillit mourir le 29 février 1944 après avoir été renversé par une voiture. Il fut hospitalisé pendant 15 jours et souffrait d’un traumatisme crânien.

Le 6 août de la même année, il échappe de nouveau à la mort en évitant une rafle dans son immeuble. Au lieu de fuir, il était resté prier dans son appartement qui se situait au sous-sol. Sous les menaces, il se réfugia au palais épiscopal où Mgr Sapieha cachait les séminaristes. Ses sorties étaient alors restreintes et même, quand il sortait, il avait sur lui de faux papiers. Ce n’est qu’en janvier 1945 qu’il retrouva sa liberté de mouvement suite à la libération de Cracovie.

Pendant cette période noire, Karol Jozef en profita pour étudier la théologie de Thérèse de Lisieux, Thérèse d’Avila et Jean de la Croix. Un temps, il fut tenté de devenir carme, mais renonça toutefois à cette idée.

Lorsque Mgr Sapieha fut élu cardinal en 1946, ce dernier l’envoya à Rome pour qu’il puisse approfondir sa théologie. Avant de partir, il fut ordonné prêtre le 1er novembre 1946 à 26 ans.

Une fois à Rome, il poursuit sa formation à l’Angelicum, une université dirigée en ce temps par les dominicains. Il y resta deux ans pour préparer sa thèse de doctorat en théologie sur « La foi dans la pensée de saint Jean de La Croix ». Il vivait dans un collège belge et y apprit le français. Pour sa thèse, il dut également apprendre l’espagnol.

Pendant ses vacances, il visitait l’Europe sur les conseils du cardinal Sapieha pour apprendre les méthodes pastorales. Durant ces déplacements, il dut faire face à la disparition de la foi traditionnelle pour faire place à de nouvelles méthodes d’évangélisation.

En juin 1948, il fut envoyé à Niegowic et y découvrit le développement du stalinisme. Il conseilla alors aux oppressés de ne jamais résister, mais de vaincre les mauvaises choses par la bonté. Il leur fallait montrer le bon exemple selon lui.

En mars 1949, le cardinal Sapieha le nomme à la paroisse Saint-Florian de Cracovie. Il y découvre l’importance de la jeunesse et décida d’encadrer un groupe de jeunes gens à travers diverses conférences. Avec eux, il apprenait une nouvelle forme d’évangélisation et même à faire du ski. Il organisa des excursions de 15 jours à raison de deux fois par an. Les participants faisaient du sport, réfléchissaient et priaient. Pour ne pas se faire remarquer des communistes, le prêtre portait des vêtements civils et célébrait parfois la messe à bord d’un canoë. Ces excursions étaient de vrais moments de partage et de discussion avec les jeunes dont la majorité était de jeunes fiancés. Karol Jozef leur parlait alors de la vie conjugale et même de sexualité. Il les aidait même à mieux se connaître avant d’entamer une relation plus intime.

Tout au long de sa vie, le mariage fut l’une des grandes thématiques du pape Jean-Paul II. Pour lui, le mariage devait être un acte d’amour basé sur la fidélité et le don exclusif de l’un envers l’autre. Il en parlait comme d’une communion entre l’homme et la femme, des personnes en Dieu. Il disait que les relations sexuelles ne devaient pas se réduire au simple plaisir puisque dans ce cas-là, il s’agirait de péché originel. Selon le pape, le Christ utilise le mariage pour restaurer la sexualité. Il devait donc être une relation d’amour, d’honnêteté et de fidélité. Cette pensée du pape a conduit l’église catholique à aller à l’encontre de la contraception, de l’avortement, de l’euthanasie et du mariage homosexuel.

Quand le cardinal le nomme à l’université contre sa volonté, il poursuit ses études pour rédiger une thèse de philosophie. Il se spécialise en éthique sur la question de l’amour en général et de l’amour conjugal. Il obtient son doctorat en 1953 et continuait ses excursions avec les jeunes en été.

À partir de 1953, il dirige la théologie morale et éthique sociale à la Faculté de théologie de l’université Jagellonne. Il écrivait, en parallèle des poèmes sous le pseudonyme d’Andrzej Jawien.

À cette époque, le régime soviétique a renforcé la répression ce qui entraîna l’emprisonnement de personnalités catholiques et même la condamnation à mort du prêtre responsable du Rosaire vivant. L’université Jagellonne fut fermée en octobre 1954 et les écoles n’avaient pas l’autorisation d’enseigner la religion catholique.

Quand Staline meurt, des manifestations pour la liberté religieuse ont été organisées. En 1954, Karol Jozef Wojtyla est nommé professeur d’éthique à l’université catholique de Lublin. Il y fonde un Institut de morale à la tête duquel il est resté jusqu’en 1978.

Le 28 septembre 1958, il est nommé évêque auxiliaire de Cracovie par le pape Pie XII. Il devint, à 38 ans, le plus jeune évêque de la République populaire de Pologne. C’est à partir de là qu’il choisit pour devise « Totus Tuus » signifiant « Tout à toi ».

En parallèle avec son nouveau statut, il continue d’enseigner la morale à la faculté de théologie et d’écrire. Une pièce de théâtre fut ainsi publiée en 1960 sous le titre de La boutique de l’orfèvre puis en 1964, parut sa dernière pièce intitulée Rayonnement de la paternité.

En 1962, suite au décès de Mgr Eugeniusz Baziak, Karol Wojtyla est emmené à le remplacer et devint le plus jeune administrateur de diocèse en Pologne. Il publia, au cours de cette année, l’ouvrage intitulé Amour et responsabilité.

Le pape Jean XXIII l’invite à participer au IIe concile œcuménique du Vatican. Grâce à ses connaissances de langues étrangères (russe, espagnol, français anglais,  allemand, latin, italien et polonais), il devint le porte-parole de la délégation polonaise.

Il est nommé archevêque le 30 décembre 1963 et entre en fonction le 13 janvier 1964. Il participa activement au Schéma XIII du Concile Vatican II. Le 30 novembre 1964, le pape Paul VI le reçoit, pour la première fois, en audience privée.

Le 26 juin 1967, il est nommé cardinal de San Cesareo in Palatio par Paul VI ce qui lui vaut le titre du plus jeune cardinal vivant puisqu’il n’avait que 47 ans.

Le 26 août 1978, suite au décès du pape Paul VI, le cardinal Karol Wojtyla participe à l’élection du futur pape. Albino Luciani fut alors élu sous le nom de Jean-Paul Ier. Ce dernier mourut toutefois 33 jours plus tard. Au bout du huitième scrutin, Karol Wojtyla fut élu pour le précéder le 16 octobre 1978. Son pontificat fut inauguré le 22 du même mois. Alors qu’il devait porter le nom du saint patron de la Pologne, il a décidé de s’appeler Jean-Paul II en continuité de ses prédécesseurs.

Un pape hors norme

Jean-Paul II, histoire et biographie de Jean-Paul II

Jean-Paul II fut le premier pape slave de l’histoire et le premier qui n’était pas d’origine italienne depuis Adrien VI. Dans les premiers jours de son pontificat, il manifesta de nombreux changements comme le fait de préparer lui-même ses premiers discours ou encore le fait d’aller à la rencontre directe du public. Cela allait toutefois à l’encontre du protocole, mais il n’en a fait qu’à sa tête.

Son discours « N’ayez pas peur » qu’il a prononcé durant la messe inaugurale du 22 octobre 1978, marqua le début de son pontificat.

Il est le troisième pape à afficher l’un des plus longs pontificats.

Sa fin de vie

Selon les historiens, le pape Jean-Paul II bien qu’étant officiellement à la tête de l’église, ne l’aurait été que de titre pendant les cinq dernières années de sa vie à cause de sa santé fragile.

En effet, après l’attentat de 1981, il a subi six interventions chirurgicales dont une qui a duré dans les cinq heures de temps. Cela lui a fait perdre trois litres de sang. Lors de la transfusion, il a été contaminé par un cytomégalovirus ce qui l’a encore affaibli. Dans les années 1990, il a souffert de la maladie de Parkinson puis fut victime d’une tumeur de l’intestin. Une nouvelle opération fut de nouveau réalisée en 1992. Les chutes multiples qu’il a subies lui ont ensuite coûté une luxation de l’épaule et une fracture du col du fémur.

Il contracte une grippe en 2005 laquelle s’est transformée en laryngotrachéite aiguë accompagnée de crises de spasmes du larynx. Il est hospitalisé le 9 février 2005, sort puis est de nouveau hospitalisé le 23 février après une crise d’étouffement et une trachéotomie.

Le jour de Pâques, il a voulu prononcer une bénédiction qu’il s’était entraîné à dire depuis quelques jours, mais resta toutefois muet.

Le 31 mars, il subit un choc septique, une infection urinaire et un collapsus cardio-vasculaire. Il refuse une nouvelle hospitalisation. Le 2 avril, il fit ses adieux, un par un, à ses collaborateurs et se mit à écouter l’Évangile de Jean qu’une religieuse prononça. Dans la soirée, il tombe dans le coma pour s’éteindre le même jour à 21 h 37 au Vatican. Il était âgé de 84 ans et comptait en tout 9 673 jours de pontificat. Sur son certificat de décès, il est écrit qu’il a succombé à une insuffisance cardiaque et à un choc septique. Il fut enterré le 8 avril 2005 au Vatican.

Joris-Karl Huysmans, histoire et biographie de Huysmans
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Ecrivain et critique d’art français, Joris-Karl Huysmans est né à Paris le 5 février 1848 et meurt dans la même ville, le 12 mai 1907.

Biographie

De son nom complet Charles Marie Georges Huysmans, l’auteur est né d’un père néerlandais et d’une mère française. Pour se rapprocher de ses origines néerlandaises, il a modifié son prénom Georges-Charles par Joris-Karl. Il vit le jour au n°11 (aujourd’hui n°9) de la rue Suger dans le 6e arrondissement de la capitale. Il y vécut toute son enfance.

Joris-Karl Huysmans, histoire et biographie de Huysmans

Quelques liens

Après ses études, il fut embauché au ministère de l’Intérieur en 1866 et y resta pendant de nombreuses années. Ce poste ne l’a pas empêché de collaborer avec le journal Le Gaulois, mais il dut finalement renoncer à ce partenariat suite au mécontentement de ses supérieurs.

Jusqu’à sa mort, Joris-Karl Huysmans a participé activement à la vie littéraire et artistique française. Il était surtout connu en tant que romancier et critique d’art. Il faut pourtant savoir qu’au cours de sa vie d’homme de lettres, il a endossé plusieurs casquettes tantôt jouant les grands romanciers tantôt les écrivains décadents ou encore les critiques littéraires.

Romancier, écrivain décadent, converti littéraire, critique d’art et critique littéraire

Après avoir publié un premier recueil de poèmes en prose en 1874, Joris-Karl Huysmans publie son premier roman en 1876 à Bruxelles, craignant la censure en France. Il rencontre, cette même année Emile Zola qu’il défend ouvertement dans un article considéré comme l’un des premiers manifestes à l’égard du naturalisme. Son deuxième roman paraît en 1879 avec une dédicace à Zola. A partir de là, il intègre un groupe de jeunes écrivains tous membres du naturalisme.

A partir de 1884 toutefois, il rompt brutalement avec ce courant en publiant A rebours. Ce fut toutefois une expérience unique qu’il ne réitéra plus par la suite sans retomber dans le naturalisme. De cette expérience décadente il aboutit à la question sur la foi et entame alors sa conversion religieuse.

Joris-Karl Huysmans, histoire et biographie de Huysmans

De cette nouvelle voie sont nés divers romans concernant le spiritualisme, la religion et la mystique chrétienne. Il ne se limitait plus aux romans, mais s’est essayé à diverses formes d’art sacré comme le plain-chiant, la sculpture ou encore la peinture religieuse. Il a aussi fait de nombreuses retraites dans des monastères puis quitte Paris en 1899 pour s’installer dans une maison qu’il a faite construire, non loin de l’abbaye bénédictine Saint-Martin. Il s’apprêtait alors à devenir oblat, mais ne put réaliser ce souhait puisque la communauté Saint-Martin fut dissoute ce qui le poussa à retourner à Paris.

En parallèle avec la littérature, Joris-Karl a aussi été critique d’art entre 1875 à 1895, année de sa conversion au catholicisme. Et de 1876 à 1904, il a été critique littéraire. Son travail se reflétait soit sous forme de portraits d’écrivains soit sous formes d’études d’œuvres, de chroniques littéraires ou encore de comptes rendus d’ouvrage.

Pour mettre en avant le travail de cet écrivain, Gallimard est en train de réunir une partie importante de son œuvre au sein d’un volume de la Bibliothèque de la Pléiade. La publication de cette dernière est prévue pour l’automne 2019.

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