Poésie Jacques Herman

Recueils de poèmes

Victimes à nos heuresD’étranges illusionsNous croyons discernerDans les brumes des toursSurgies de halliersSombres et touffusComme de noires vapeursPosées au-dessusDe nos propres horizons  

Au musée des pièces raresUn merle mécaniqueFait de rêve et de plastiqueSurvolait le publicEn criant «au voleur»

J’ai lu dans tes pensées Parce que tu oublies Parfois De les cadenasser J’ai lu dans ton coeur Dont la porte demeure Toujours grand ouverte J’ai lu sur tes lèvres

Rendre au poisson L’eau de l’étang Rendre à la feuille Sa vieille branche Et rendre aux aiguilles Leur cadran Rendre à César La monnaie de sa pièce

Le rideau s’est ouvert Sur une tragédie Des oiseaux de feu Allumaient l’incendie De la voûte du ciel Au-dessus de la ville Et des femmes criaient Eperdues Ahuries A moitié dévêtues Les cheveux en bataille

C’est la lune qui court Que tu montres du doigt Tu t’étires parce que Naïvement tu crois Pouvoir arrêter son parcours Mais elle te voit Pas sotte elle sait Que tu ne l’atteindras pas Le sourire aux lèvres

Effeuiller les chrysanthèmes Jusqu’à la déchirure Puis déposer les pots Sur la pierre tombale

Quand l’annonce fut faite Le ciel s’étoila Nous nous étendîmes Sur le gazon épais Les bras croisés Sous la tête En guise d’oreiller Nous nous demandions à quoi Pouvaient bien servir Nos montagnes de trésors Faites de souvenirs Qui ne mènent jamais Aucun navire au port Il nous parut plus sage D’interroger les dieux Du…

Pourquoi renverrais-tu A leur expéditeur Les cadeaux inattendus Qui te tombent du ciel Et en quel nom Les dédaignerais-tu Ouvre tout grands les bras Pour bien les accueillir Evite qu’en tombant Fragiles ils ne se brisent Et protège-les De tout ton amour Il arrive en effet Dans l’arrière-saison

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