Poésies Cécile Sauvage

Fumées

À demi-flottant,
Que mon âme brève
Passe en voletant,
Que la brume fine
L’enveloppe aussi ;
Qu’elle s’achemine
Sans autre souci
Que celui d’errer
Avec une brise,
Sur l’arbre léger,
Sur la terre grise.

Fumées
Cécile Sauvage

Entre les pâles lys et les grêles bouleaux,
Les deux bras repliés, les jambes allongées
Et toute ta beauté vaguement émergée ;
Que regardent tes yeux dans le ciel bas et gris ?
Ne te sens-tu pas fuir sur ce fleuve endormi
Et dont le mouvement invisible et tranquille
T’entraîne abandonnant les rives immobiles ?

Fumées
Cécile Sauvage

Descend en pâle lueur
De ce bouleau qui balance
Sa ramure de fraîcheur.
Cette fraîcheur endormie
De lumière verte et calme
A la rêveuse harmonie
Et le silence de l’âme.

Fumées
Cécile Sauvage

Passent ; la lune, le vent
Et les ramures légères
Accompagnent lentement
Leur fuite jusqu’au tournant.

Fumées
Cécile Sauvage

Des plus jeunes matinées, Grêles feuilles satinées Qui vous bercez à plaisir. Donnez-moi cette harmonie Où vos rameaux endormis Dans les brises assouplies

Réalisation : www.redigeons.com - https://www.webmarketing-seo.fr/