Le rideau s’est ouvert Sur une tragédie Des oiseaux de feu Allumaient l’incendie De la voûte du ciel Au-dessus de la ville Et des femmes criaient Eperdues Ahuries A moitié dévêtues Les cheveux en bataille
C’est la lune qui court Que tu montres du doigt Tu t’étires parce que Naïvement tu crois Pouvoir arrêter son parcours Mais elle te voit Pas sotte elle sait Que tu ne l’atteindras pas Le sourire aux lèvres
Effeuiller les chrysanthèmes Jusqu’à la déchirure Puis déposer les pots Sur la pierre tombale
Quand l’annonce fut faite Le ciel s’étoila Nous nous étendîmes Sur le gazon épais Les bras croisés Sous la tête En guise d’oreiller Nous nous demandions à quoi Pouvaient bien servir Nos montagnes de trésors Faites de souvenirs Qui ne mènent jamais Aucun navire au port Il nous parut plus sage D’interroger les dieux Du…
Pourquoi renverrais-tu A leur expéditeur Les cadeaux inattendus Qui te tombent du ciel Et en quel nom Les dédaignerais-tu Ouvre tout grands les bras Pour bien les accueillir Evite qu’en tombant Fragiles ils ne se brisent Et protège-les De tout ton amour Il arrive en effet Dans l’arrière-saison
Le ciel n’a pas vraiment changé Et beaucoup d’étoiles le soir Ressemblent pour l’éternité A des sourires éphémères Tu sais bien que je reste assis Dans l’ombre grise de mes nuits Sur le balcon de mon passé A m’inonder de ton mystère Je tends les bras désespéré Vers les collines effondrées
Enfant, on vous dira plus tard que le grand-père Vous adorait ; qu’il fit de son mieux sur la terre, Qu’il eut fort peu de joie et beaucoup d’envieux,
Des voiliers immenses Les voiles peintes aux couleurs Vives de l’arrogance Suffisants et fiers Quittent le port Longent la côte Puis bravent la houle De la haute-mer Longtemps on les voit Qui se détachent sur le ciel bleu
Surtout ne me dis pas Que les fils électriques Déchirent le ciel Que la fumée d’usine Jaunit le printemps Que les heures qui passent Remontent le temps Ce serait confondre
Elle a l’odeur de l’eau Salée des océans Mêlée d’ambre solaire Et de parfums iodés Elle marche sur la digue A la manière des goélands Parfois s’enflamme inopinément Aux couleurs des blés roussis
Cultivons nous