Sonnet 16

(Mis à jour le: 3 août 2016)
Qui a peu voir celle que Déle adore
Se devaler de son cercle congneu,
Vers le pasteur d’un long sommeil tenu
Dessus le mont, qui la Carie honore:Et qui a veu sortir la belle Aurore
Du jaulne lict de son espoux chenu
Lors que le ciel encor’ tout pur et nu
De mainte rose indique se colore:Celuy a veu encores (ce me semble)
Non point les lyz et les roses ensemble,


Non ce, que peult le printemps concevoir:

Mais il a veu la beauté nompareille
De ma Déesse, ou reluyre on peult voir
La clere Lune, et l’Aurore vermeille.

 

L’Olive

Joachim Du Bellay

Sonnet 16 L’Olive Poésie Joachim Du Bellay

 Poésie Joachim Du Bellay - L’Olive - Sonnet 16 -  Qui a peu voir celle que Déle adore Se devaler de son cercle congneu,



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