Poésie Alphonse Beauregard

Alphonse Beauregard, histoire et biographie de Beauregard
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Né le 5 janvier 1881 à La Patrie, dans le comté de Compton au Québec, Alphonse Beauregard figure parmi les plus célèbres poètes québécois. Il reste toutefois méconnu en France en partie à cause de sa disparition prématurée. L’auteur est effectivement mort en 1924, à l’âge de 43 ans à cause d’une asphyxie au gaz.

Biographie

Suite à la mort de son père, Alphonse est obligé d’abandonner ses études pour vivre. Il occupe alors différents petits postes tout en nourrissant en parallèle sa passion pour la poésie. Il publie ses premiers poèmes en 1906 dans des journaux et revues. À cette époque, il les publiait parfois sous le pseudonyme A. Chasseur.

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Les Alternances

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Si banals soyez-vous, maisons, meubles, habits,
Engins accoutumés, nécessaires outils,
Ojets de formes innombrables,
Que de pensée et de sueurs vous recélez;
Que d’hommes ont connu des moments affolés
A vous rendre plus désirables!

Je vois ceux qui, ravis d’un concept et crispés,
Adjurent des contours nettement découpés
De luire en l’idée imprécise,
Et sentant l’embryon amorphe en leur cerveau

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Les Alternances

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Au large, dans l’attrait d’un fier isolement,
Apparaissent les îles
Où parfois en rêveur, en chasseur, en amant
À la sourdine on file.
N’importe où l’on aborde, avidement on fait
Le tour de son royaume,
Et la tente, sitôt dressée, est un palais
Que l’atmosphère embaume.
On se trouve lié d’instinct aux voyageurs
De tout bateau qui passe.

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Les Alternances

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Comme je fus toujours un loyal serviteur,
A mon maître j’ai dit : « L’homme à piteuse mine
Qui laboure pour toi le flanc de la colline,
Ne gagne pas l’argent promis à son labeur. »

L’homme, affaibli par le travail et la misère,
Fut chassé. Ses enfants retrouvèrent la faim,
Son épouse marcha pieds nus dans le chemin,
Et le maître paya mon zèle d’un salaire.
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Les Alternances

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Je voudrais que la nuit fût opaque et figée,
Définitive et sourde, une nuit d’hypogée;
J’oserais approcher, soudainement hardi,
De la femme pour qui je suis un grain de sable,
Et d’un mot lui crier mon rêve inguérissable.
Elle ne rirait pas, devinant un maudit.

Pour m’imposer à sa pitié de curieuse,
Je ferais de mon corps une chose hideuse
Et m’en irais pourrir sur un lit d’hôpital.
Mais de plaisir son coeur est seulement avide,

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L’homme songeait : « Qui cherche attaque le granit,
Mes victoires sont des désastres.
Je suis cloué sous le zénith
Et je voulais saisir, à l’horizon, des astres.

«    Tout m’échappe. Comment savoir
Si le but du soleil est d’éclairer des mondes
Ou de se préparer, dans la flamme, aux devoirs
D’une maturité féconde?

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Les Alternances

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Ô Vie! aurais-je pu tendre un coeur plus aride
Vers l’amour dont tu fais l’étoile qui nous guide,
Vers l’amour nécessaire aux résurrections?
Derrière moi, pourtant, s’efface ma jeunesse
Et je demande encore à connaître une ivresse
Aux insondables tourbillons.

– Fallait-il assoupir ton âme dans l’orgie,
Au lieu de libérer l’invisible énergie
Que l’homme porte en soi pour gravir les hauteurs?
Tu faisais de l’amour une farce insolente,

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Audacieusement sise à cette hauteur,
Cette maison proprette et d’une vigne ornée
Est au milieu d’un tel déploiement de splendeur
Que l’on devrait, il semble, y trouver le bonheur.
Pourtant elle est abandonnée.
Abandonnée, avec ces champs verts alentour!
Vide, quand on peut voir de toutes ses fenêtres
Des coteaux, des vallons et des coteaux toujours!
Déserte, quand un lac au gracieux contour
Se montre là-bas dans les hêtres!

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J’avais au coeur la paix et dans les yeux le rêve.
Du haut de mon bonheur, hors des routes construit,
Sans hâte je cherchais un nouveau point d’appui
Pour atteindre une cime où nul ne s’éleva.
Mais voici que mon socle audacieux s’effondre :
La bien-aimée de qui je tirais ma puissance
M’échappe et se reprend.
Arrière, défaillance;

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Je connais, dans les Apalaches,
Un val séduisant qui se cache
Comme un rêve ingénu;
Un val aux pentes fantaisistes
Où se promène, dans les schistes,
Un ruisseau bienvenu.

Quand, brusquement, on le découvre
C’est un avenir clair qui s’ouvre,
Un sourire enjôleur
À quoi l’âme n’était pas prête.

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