Poésies Charles Gill

Charles Gill
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Charles Gill

Charles Gill, de son nom complet Charles Ignace Adélard Gill né le 21 octobre 1871 est un poète, peintre et professeur canadien.
Son père est le député et juge Charles-Ignace Gill et lson grandèpère est l’homme d’affaires Louis-Adélard Senécal.

Élève indiscipliné, Gill étudie à Montréal tour à tour le collège Sainte-Marie de Montréal, le séminaire de Nicolet et le collège Saint-Laurent. C’est à Nicolet qu’il s’initie à la peinture avec l’abbé Thomas Maurault puis il poursuit des cours privés chez Adrien Leblond de Brumath en 1888.

Durant l’été de cette année, le peintre américain Georges de Forest a découvert son talent, et l’a envoyé étudier à l’Association des beaux-arts de Montréal avec William Brymner.

Charles Gill

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Poésies Charles Gill / Traductions d'Horace

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Le Zéphir a chassé du ciel les noirs nuages ;
On a remis à flot les carènes des plages :
Le rigoureux hiver fait place au doux printemps.
Déjà, le laboureur ne veille plus à l’âtre,
Et le libre troupeau gambade autour du pâtre ;
La blancheur du frimas n’attriste plus les champs.
Sous le croissant d’argent, les Nymphes jamais lasses

Dansent d’un pied léger, en se joignant aux Grâces ;
C’est Vénus qui les guide : elle conduit le jeu
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Poésies Charles Gill / Traductions d'Horace

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Souviens-toi, Dellius, dans l’épreuve et la peine,
Dans les félicités que le sort peut offrir,
De conserver une âme également sereine,
Car il te faut mourir ;

Soit que ton cœur, sans trêve ait langui de tristesse,
Soit que, loin des tracas, tu te sois réjoui,
Buvant, couché sur l’herbe en des jours de liesse,
Le Falerne vieilli.
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Poésies Charles Gill / Traductions d'Horace

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Modulés sur un rythme à nul autre emprunté,
Mes chants retentiront dans la postérité ;
L’Aufide l’a promis à mon heureuse aurore :
Je suis né près des flots dont le fracas sonore,
Dans le déclin des jours par la brise emporté,
Des horizons lointains emplit l’immensité.

Pindare, Simonide, Alcée et Sthésicore
Ne sont pas oubliés, malgré qu’au premier rang,
Homère, le plus vieux, soit aussi le plus grand ;
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Poésies Charles Gill / Traductions d'Horace

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Leuconoë, ne cherche pas à deviner
Quelle fin les dieux ont bien pu nous destiner :
Le savoir ne ferait le bonheur de personne ;
N’interroge pas les calculs de Babylone.
Oh ! qu’il serait préférable de s’incliner,

Quoi qu’il arrive, soit que le ciel nous accorde
De revoir plusieurs fois les neiges de l’hiver,
Soit que celui qui maintenant brise la mer
Tyrrhénienne sur le môle qui la borde,
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Les Étoiles filantes / Poésies Charles Gill

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Les aigles ont des ailes
Pour enivrer d’azur leurs libres majestés ;
Pour mettre plus de feu céleste en leurs prunelles
Et pour régner en paix dans les immensités,
Les aigles ont des ailes !

Les anges ont des ailes
Pour planer au chevet des enfants endormis ;
Pour emporter, du fond des splendeurs éternelles,
Des auréoles d’or à leurs petits amis,
Les anges ont des ailes !
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Les Étoiles filantes / Poésies Charles Gill

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Voici les jours où les pommiers
S’éveillent dans leur neige rose ;
L’aube des soleils printaniers
Caresse la splendeur des roses ;
L’azur immaculé des cieux,
Par l’onde calme est reflété…
Et les beaux oiseaux amoureux
Vont chanter.

Voici les soirs où le verglas
Alourdit la grâce des branches :
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Les Étoiles filantes / Poésies Charles Gill

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Vous portiez à ce bal les deux plus belles roses ;
En les entrelaçant dans l’or de vos cheveux,
Naïf, je leur avais confié les aveux
Lâchement retenus entre mes lèvres closes.

Vous en avez flétri l’éphémère splendeur
Dans l’étourdissement des valses enivrantes,
Et leur âme a mêlé ses ondes odorantes
Aux sons harmonieux du violon rêveur.
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Les Étoiles filantes / Poésies Charles Gill

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Je sais combien vaine est l’image
Que l’illusion du décor
Prête au fantastique nuage,
Dans le lointain des couchants d’’or ;

Je sais pourquoi la lune est pâle
Et pleure des bonheurs enfuis,
Ainsi qu’une larme d’opale,
Dans le lointain des tristes nuits ;
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Les Étoiles filantes / Poésies Charles Gill

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Éternel souvenir d’une époque trop brève,
Tu m’as bien fait pleurer ! ― Au bord du lac dormant,
Jouvenceaux, nous avions, dans l’ivresse du rêve,
Engagé nos deux cœurs par un même serment.

Mais la Mort a tué le fol espoir qui ment ―
Elle a signé pour nous l’irrévocable trêve
Sans pouvoir conjurer ton doux enchantement,
Ô vainqueur de la tombe, amour que rien n’enlève !…
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