Une hirondelle

Dans  poésie raymonde verney
Evaluer cet article

Une hirondelle se pose sur un printemps démystifié

Regard oblique d’une nature qui geignait oppressée

Passage d’un oiseau dans l’impasse des matins

Offrande du silence qui se terre félin

 

L’hirondelle s’est envolée vers des rivages opposés

Métamorphose des astres qui prônent la fécondité

Cantate des prés qui plient sous le soleil titubant

Plénitude des heures qui s’attardent et refusent de mourir

 

L’hirondelle sur une branche s’est reposée

Méandres, mirage numérique d’un envol retardé

Créance d’un ciel où la belle rêveuse se réfugie

Le printemps peint sa désinvolture sur un nuage déserteur

 

L’hirondelle plaide pour ses futurs vieux jours

Il me faudra dénicher un creux d’arbre usé par les ombres

Je me reposerais en oyant le bruissement des abeilles

Je respirerais les fleurs parfumées de sommeil

 

Raymonde Verney



Réalisation : www.redigeons.com - https://www.webmarketing-seo.fr/