Phèdre ACTE quatrième Scène 5

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Phèdre ACTE quatrième Scène 5

Phèdre par Jean Racine

Phèdre

, seule.

Il sort. Quelle nouvelle a frappé mon oreille !

Quel feu mal étouffé dans mon cœur se réveille !

Quel coup de foudre, ô ciel ! et quel funeste avis !

Je volais tout entière au secours de son fils;

Et m’arrachant des bras d’Œnone épouvantée,

Je cédais au remords dont j’étais tourmentée.

Qui sait même où m’allait porter ce repentir ?

Peut-être à m’accuser j’aurais pu consentir;

Peut-être, si la voix ne m’eût été coupée,

L’affreuse vérité me serait échappée.

Hippolyte est sensible, et ne sent rien pour moi !

Aricie a son cœur ! Aricie a sa foi !

Ah ! dieux ! Lorsqu’à mes vœux l’ingrat inexorable

S’armait d’un œil si fier, d’un front si redoutable,

Je pensais qu’à l’amour son cœur toujours fermé

Fût contre tout mon sexe également armé:

Une autre cependant a fléchi son audace;

Devant ses yeux cruels une autre a trouvé grâce.

Peut-être a-t-il un cœur facile à s’attendrir:

Je suis le seul objet qu’il ne saurait souffrir.

Et je me chargerais du soin de le défendre !

Phèdre ACTE quatrième Scène 5

La pièce de Théâtre Phèdre par Jean Racine.



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