Etre,

Dans  Poème d'Amoureux
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Le silence et le cri
Jaillissant de la terre
Si douce et si amère
Aux portes de la nuit.

 


Le silence se meurt sur la langue de laube
Commissure de vie, tressaillante émeraude.
Sur le bras noir du Temps se forge staccato
La folie dune vie vaguant comme un pavot.

Un cri sépanouit, embrasure du rêve
Comme une fleur de sang jaillissant sur ma peau.
Un pétale frissonne et minonde de sève
A la chair nue de laube étincelle un flambeau.

Etre,
La nuit et puis le jour
La vie et puis lamour.

Etre argile de verts en limons incarnats,
Brasser le lit des fleuves en coupes de lumière,
Etre fleur de rosée dans le cSur de la mer,
Veiner le ciel du sang des larmes de Judas.

Craqueler le remords hibernant sur nos lèvres,
Egratigner la chair en écorces de croix,
Etre perle de feu frémissante de fièvre,
Dans la nuit dentelée en étoiles lilas

Nacrer les volets bleus de larmes qui achèvent
Un jour ocré denvie, de faim et puis dennui
Blesser notre folie en aubes qui se lèvent
Fissurer le silence au ventre de la nuit.

Etre,
Puis enfin ne plus être quun lambeau de poussière
Quune larme de rêve sur un divin grabat
Naître,
Quun haillon de mystère, un pétale de chair
Au destin si amer que ce doux catleya.

 

Valérie Catty 

 



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