Depuis que son garçon est parti pour la guerre,

Dans  Poésie François Coppée,  Promenades et Intérieurs
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Depuis que son garçon est parti pour la guerre,

La veuve met les deux couverts comme naguère,
Sert la soupe, remplit un grand verre de vin,
Puis, sur le seuil, attend qu’un envoyé divin,



Un pauvre, passe là pour qu’elle le convie.
Il en vient tous les jours. Donc son fils est en vie,
Et la vieille maman prend sa peine en douceur.
Mais l’épicier d’en face est un libre penseur
Et songe : – « Peut-on croire à de telles grimaces ?
Les superstitions abrutissent les masses. »



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