Contes Musiques chansons enfants

Le compagnon de route, un conte de Hans Christian Andersen
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Le Compagnon de route

Le pauvre Johannès était très triste, son père était très malade et rien ne pouvait le sauver.

Ils étaient seuls tous les deux dans la petite chambre, la lampe, sur la table, allait s’éteindre, il était tard dans la soirée.

– Tu as été un bon fils ! dit le malade, Notre-Seigneur t’aidera sûrement à faire ta vie.

Il le regarda de ses yeux graves et doux, respira profondément et mourut: on aurait dit qu’il dormait. Mais Johannès pleurait, il n’avait plus personne au monde maintenant, ni père, ni mère, ni sœur, ni frère. Pauvre Johannès ! Agenouillé près du lit, il baisait la main de son père, pleurait encore amèrement mais à la fin ses yeux se fermèrent et il s’endormit la tête contre le dur bois du lit.

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Le montreur de marionnettes, un conte de Hans Christian Andersen
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Le Montreur de marionnettes

Sur le paquebot il y avait un homme d’un autre temps, au visage si radieux qu’à le voir on pouvait croire qu’il s’agissait de l’homme le plus heureux de la Terre. C’est d’ailleurs lui-même qui me l’avait dit. C’était un compatriote, un Danois comme moi, et il était directeur de théâtre. Il promenait toute sa troupe avec lui, dans une petite caisse, car c’était un marionnettiste.

Déjà de nature gaie, il était devenu un homme totalement heureux, disait-il, grâce à un jeune ingénieur.

Je n’avais pas tout de suite compris ce qu’il disait, et il me raconta donc son histoire. Et la voici pour vous.

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La princesse au petit pois, un conte de Hans Christian Andersen
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La Princesse au petit pois

Il était une fois un prince qui voulait épouser une princesse, mais une vraie princesse. Il fit le tour de la terre pour en trouver une mais il y avait toujours quelque chose qui clochait; des princesses, il n’en manquait pas, mais étaient-elles de vraies princesses ? C’était difficile à apprécier, toujours une chose ou l’autre ne lui semblait pas parfaite. Il rentra chez lui tout triste, il aurait tant voulu avoir une véritable princesse.

Un soir, par un temps affreux, éclairs et tonnerre, cascade de pluie que c’en était effrayant, on frappa à la porte de la ville et le vieux roi lui-même alla ouvrir.

C’était une princesse qui était là dehors. Mais grands dieux ! de quoi avait-elle l’air dans cette pluie, par ce temps ! L’eau coulait de ses cheveux et de ses vêtements, entrait par la pointe de ses chaussures et ressortait par le talon… et elle prétendait être une véritable princesse !

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Ce que le Père fait est bien fait, un conte de Hans Christian Andersen
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Ce que le Père fait est bien fait

Cette histoire, je l’ai entendue dans mon enfance. Chaque fois que j’y pense, je la trouve plus intéressante. Il en est des histoires comme de bien des gens: avec l’âge, ils attirent de plus en plus l’attention. Vous avez certainement été déjà à la campagne, et vous avez vu de vieilles maisons de paysans.

Sur le toit de chaume, il y a des mauvaises herbes, de la mousse et un nid de cigognes. Ce sont les cigognes surtout qui ne doivent pas manquer. Les murs penchent, les fenêtres sont basses et une seule peut s’ouvrir. Le four ressemble à un ventre rebondi, les branches d’un sureau tombent sur une haie, et le sureau se trouve à une mare où nagent des canards. Il y a encore là un chien à l’attache, qui aboie après tout le monde, sans distinction.
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L'heureuse famille, un conte de Hans Christian Andersen
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L’Heureuse Famille

La plus grande feuille dans ce pays est certainement la feuille de bardane. Si on la tient devant son petit estomac, on croit avoir un véritable tablier et si, les jours de pluie, on la pose sur sa tête, elle vaut presque un parapluie, tant elle est immense. Jamais une bardane ne pousse isolée; où il y en a une, il y en a beaucoup d’autres et c’est une nourriture véritablement délicieuse pour les escargots. Je parle des grands escargots blancs que les gens distingués faisaient autrefois préparer en fricassée.
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Bonne humeur, un conte de Hans Christian Andersen
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Bonne humeur

Mon père m’a fait hériter ce que l’on peut hériter de mieux : ma bonne humeur. Qui était-il, mon père ? Ceci n’avait sans doute rien à voir avec sa bonne humeur ! Il était vif et jovial, grassouillet et rondouillard, et son aspect extérieur ainsi que son for intérieur étaient en parfait désaccord avec sa profession. Quelle était donc sa profession, sa situation ? Vous allez comprendre que si je l’avais écrit et imprimé tout au début, il est fort probable que la plupart des lecteurs auraient reposé mon livre après l’avoir appris, en disant : « C’est horrible, je ne peux pas lire cela ! » Et pourtant, mon père n’était pas un bourreau ou un valet de bourreau, bien au contraire ! Sa profession le mettait parfois à la tête de la plus haute noblesse de ce monde, et il s’y trouvait d’ailleurs de plein droit et parfaitement à sa place. Il fallait qu’il soit toujours devant – devant l’évêque, devant les princes et les comtes… et il y était. Mon père était cocher de corbillard !

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Chacun et chaque chose à sa place, un conte de Hans Christian Andersen
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Chacun et chaque chose à sa place

C’était il y a plus de cent ans.

Il y avait derrière la forêt, près du grand lac, un vieux manoir entouré d’un fossé profond où croissaient des joncs et des roseaux. Tout près du pont qui conduisait à la porte cochère, il y avait un vieux saule qui penchait ses branches au-dessus du fossé.

Dans le ravin retentirent soudain le son du cor et le galop des chevaux.

Gardeuse d oies

La petite gardeuse d’oies se dépêcha de ranger ses oies et de laisser le pont libre à la chasse qui arrivait à toute bride. Ils allaient si vite, que la fillette dut rapidement sauter sur une des bornes du pont pour ne pas être renversée. C’était encore une enfant délicate et mince, mais avec une douce expression de visage et deux yeux clairs ravissants. Le seigneur ne vit pas cela; dans sa course rapide, il faisait tournoyer la cravache qu’il tenait à la main. Il se donna le brutal plaisir de lui en donner en pleine poitrine un coup qui la renversa.

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L'escargot et le rosier, un conte de Hans Christian Andersen
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L’Escargot et le rosier

Le jardin était entouré d’une haie de noisetiers et au-dehors s’étendaient des champs et des prés. Au milieu du jardin fleurissait un rosier, et sous le rosier vivait un escargot. Et qu’y avait-il dans l’escargot ? Eh bien, lui-même.

– Attendez un peu que mon temps arrive ! disait-il. Je ferai des choses bien plus grandioses que de fleurir, porter des noisettes ou donner du lait comme des vaches et des moutons.

– A vrai dire, j’attends de vous de grandes choses, approuva le rosier. Mais puis-je vous demander quand les ferez-vous ?

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L'ombre, un conte de Hans Christian Andersen
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L’Ombre

Un jour, un savant homme des pays froids arriva dans une contrée du Sud; il s’était réjoui d’avance de pouvoir admirer à son aise les beautés de la nature que développe dans ces régions un climat fortuné; mais quelle déception l’attendait ! Il lui fallut rester toute la journée comme prisonnier à la maison, fenêtres fermées; et encore était-on bien accablé; personne ne bougeait; on aurait dit que tout le monde dormait dans la maison, ou qu’elle était déserte. Tout le jour, le soleil dardait ses flammes sur la terrasse qui formait le toit; l’air était lourd, on se serait cru dans une fournaise: c’était insupportable.

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Le vieux réverbère, un conte de Hans Christian Andersen
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Le Vieux Réverbère

Il était une fois un honnête vieux réverbère qui avait rendu de bons et loyaux services pendant de longues, longues années, et on s’apprêtait à le remplacer. C’était le dernier soir qu’il était sur son poteau et éclairait la rue; il se sentit un peu comme un vieux figurant de ballet qui danse pour la dernière fois et sait que dès le lendemain il sera mis au rancart. Le réverbère redoutait terriblement ce lendemain. Il savait qu’on l’amènerait à la mairie où trente-six sages de la ville l’examineraient pour décider s’il était encore bon pour le service ou pas. C’est là qu’on déciderait s’il devait éclairer un pont ou une usine à la campagne. Il se pouvait aussi qu’on l’envoyât directement dans une fonderie pour l’y faire fondre et dans ce cas il pouvait devenir vraiment n’importe quoi d’autre.
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