le vent, le vent triste de l’automne !

(Mis à jour le: 19 décembre 2015)
Evaluer cet article

Avec le cri qui sort d’une gorge d’enfant,
Le vent de par les bois, funèbre et triomphant,
Le vent va, le vent court dans l’écorce qu’il fend
Mêlant son bruit lointain au bruit d’un olifant.

Puis voici qu’il s’apaise, endormant ses furies
Comme au temps où jouant dans les nuits attendries ;
Son violon berçait nos roses rêveries
Choses qui parfumiez les ramures fleuries !

Comme lui, comme lui qui fatal s’élevant
Et gronde et rage et qui se tait aussi souvent,


Ô femme, ton amour est parallèle au Vent :

Avant de nous entrer dans l’âme, il nous effleure ;
Une fois pénétré pour nous briser, vient l’heure
Où sur l’épars débris de nos coeurs d’homme, il pleure !

 

Pièces retrouvées

Emile Nelligan

le vent le vent triste de l’automne ! Pièces retrouvées poésie Emile Nelligan

 poésie Emile Nelligan - Pièces retrouvées - le vent le vent triste de l’automne ! -  Avec le cri qui sort d'une gorge d'enfant, Le vent de par les bois, funèbre et triomphant,



Voulez-vous commenter cet article ?

Votre email ne sera pas publié

Réalisation : www.redigeons.com - http://www.webmarketing-seo.fr/