Marceline Desbordes-Valmore, histoire et biographie de Valmore

(Mis à jour le: 22 juin 2016)

Marceline Desbordes-Valmore est née le 20 juin de l’année 1786 dans la région nord de la France, dans une ville appelée Douai. Elle est décédée le 23 juillet 1859 à Paris. Elle se fait connaître par ses poèmes et ses nombreux écrits.

Son enfance

Les parents de Marceline Desbordes sont Félix Desbordes et Catherine Lucas. A cause de la Révolution, le père de famille per sa fortune et devient un cabaretier dans la ville natale de Marceline. Lorsque la jeune fille est âgée de 15 ans, sa mère et elle se déplacent de la Rochefort à Bordeaux pour atteindre alors la Guadeloupe. Leur but est de trouver une aide financière auprès d’un membre de la famille maternelle. Toutefois, la traversée entre Bordeaux et la Guadeloupe ne se passe pas comme prévu. Elle est plus longue et plus fatigante. La Guadeloupe est assaillie par une épidémie de fièvre jaune qui finit par emporter la mère de la jeune adolescente. Et ce n’est pas tout puisque le pays est touché par une mauvaise conjoncture politique. La personne à qui elles sont sensées solliciter de l’aide financière connait une mauvaise passe et ne leur offre qu’une aide dérisoire. La jeune fille retourne seule à Douai pour rejoindre son père.

Sa carrière dans le théâtre

La carrière de Desbordes-Valmore dans le monde du théâtre commence dès qu’elle revient à Douai, chez son père. Alors âgée de 16 ans, elle intègre le théâtre à l’italienne de Douai, de celui de Lille et de celui de Rouen où elle fera la rencontre du compositeur Grétry. Elle joue aussi dans le théâtre de Paris. Elle tient plusieurs rôles à la fois. Tantôt, elle est chanteuse, tantôt elle devient une cantatrice ou une comédienne. Elle donne des représentations dans plusieurs salles de théâtre comme celui de l’Odéon et l’Opéra-Comique. Elle se produit également avec succès au théâtre de la Monnaie dans la ville de Bruxelles.

En 1815, elle joue son premier grand rôle « Rosine » dans l’histoire intitulée Le Barbier de Séville. Tout en intégrant l’équipe de plusieurs troupes de théâtre, Marceline fait ses premiers pas dans l’écriture de pièces de théâtre. Elle est notamment à l’origine de plusieurs scènes de Pugault-Lebrun. Sa carrière dans le théâtre lui permet aussi de faire de nombreuses rencontres dont celle avec sa meilleure amie, Mademoiselle Mars, avec Talma et Marie Dorval.Marceline Desbordes-Valmore

Découvrez les poèmes de Marceline Desbordes-Valmore

Ses débuts dans la poésie

L’inspiration en matière de poèmes, pour Desbordes-Valmore vient en grande partie de sa vie sentimentale soumise à plusieurs rebondissements. Entre 1808 et 1818, elle entretient une relation amoureuse avec Henri de Latouche, une personnalité dans le monde de la comédie. Elle donne naissance à un fils qui décède en 1816. Une année plus tard, elle rencontre Prosper Lanchantin avec qui elle va fonder une nouvelle famille. Quatre enfants naissent de leur union dont deux décèdent en bas âge et une autre à l’âge de 31 ans. Seul le garçon voit vieillir sa mère.

La jeune femme commence à écrire de la poésie deux ans après son mariage avec le père de ses quatre enfants. Le recueil s’intitule Elégies et Romances et se compose de plusieurs poèmes. Elle se fait remarquer pour la première en tant que poétesse à partir de ce recueil. On parle d’elle dans le Journal des dames et des modes, dans l’Observateur des modes et son histoire est racontée dans la Muse française. Grâce à ce premier succès, mari et femme s’installent à Lyon. Toutefois, la jeune fille entretient une relation extraconjugale avec Henri de Latouche. Quoi qu’il en soit, ses succès se multiplient et des œuvres phares pour sa carrière apparaissent. En 1824, son œuvre Elégies et poésies nouvelles est publié, les Pleurs apparaît en 1833, Pauvres Fleurs, près de six ans après. Le début de son succès s’achève avec Bouquets et Prières en 1843.

Desbordes-Valmore se consacre exclusivement à l’écrire à partir de 1832. Elle abandonne le théâtre et se met à la conquête des amateurs d’œuvres écrits en tous genres. Elle écrit des nouvelles, des contes pour enfant et en 1833, un roman autobiographique intitulé L’Atelier d’un peintre. L’œuvre parle notamment des efforts à fournir pour une femme pour se faire un nom dans le domaine de l’écriture.

Une vie remplie de drames

Tout au long de sa vie, Marceline Desbordes-Valmore vit la disparition de plusieurs membres de sa famille. Trois de ses quatre enfants, plusieurs amies, un frère, voilà ce qui compose la vie de deuil de cette poétesse. Elle est d’ailleurs surnommée « Notre-Dame-Des-Pleurs » par ses proches et les amateurs de son art. Elle témoigne de ses déboires sentimentaux dans la tristesse de la plupart de ses œuvres. Elle s’éteint finalement le 23 juillet 1859 à Paris. Son corps repose au cimetière de Montmartre.Marceline Deabordes-Valmore

Les poètes et écrivain en admiration devant elle

Le talent de Marceline Desbordes-Valmore dans l’écriture est admiré par plusieurs écrivains célèbres de son époque. Honoré de Balzac apprécie la simplicité dans laquelle la poétesse a vécu tout au long de sa vie, composé notamment par des expériences autodidactes du métier de poète. Pour Paul Verlaine, cette femme poète a apporté une grande contribution à ce qu’est la littérature française. Il la considère comme l’une des rares femmes à avoir réellement du talent en écriture. Enfin pour Charles Baudelaire, il apprécie de ses œuvres, sa façon de décrire le romantisme et la tristesse de sa vie avec son entourage.

De nombreux écrivains du siècle suivant s’inspirent de ses œuvres tout au long de leur carrière. Elle est notamment à l’origine du désir d’écriture de plusieurs grands noms comme Rimbaud et Verlaine. Tout au long de sa vie, elle encadre également de jeunes passionnés d’écriture comme Anna de Noailles, Renée Vivien ou encore Cécile Sauvage.

Plusieurs monuments à son effigie

De son talent et de son parcours personnel, le nom de la poétesse est donné à des écoles à Faumont, à Lille, à Loos et à Ronchin. Une Rue Marceline existe également dans sa ville natale. La médiathèque Marceline Desbordes-Valmore et l’EHPAD Résidence Marceline Desbordes-Valmore sont aussi construits pour rendre hommage à cette femme de génie.




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