Pourrières

(Publié le 25 janvier 2007) (Mis à jour le: 23 décembre 2015)
Un vieux clocher coiffé de fer sur la colline.
Des fenêtres sans cris, sous des toits sans oiseaux.
D’un barbaresque Azur la paix du Ciel s’incline.
Soleil dur ! Mort de l’ombre ! Et Silence des Eaux.

Marius ! son fantôme à travers les roseaux,
Par la plaine ! Un son lent de l’Horloge féline.
Quatre enfants sur la place où l’ormeau perd ses os,
Autour d’un Pauvre, étrange, avec sa mandoline.


Un banc de pierre chaud comme un pain dans le four,
Où trois Vieux, dans ce coin de la Gloire du Jour,
Sentent au rayon vif cuire leur vieillesse.

Babet revient du bois, tenant sa mule en laisse.
Noir, le Vicaire au loin voit, d’une ombre au ton bleu,
Le Village au soleil fumer vers le Bon Dieu.

Premiers poèmes
Germain Nouveau

Pourrières Premiers poèmes Poésie Germain Nouveau

 Poésie Germain Nouveau - Premiers poèmes - Pourrières -  Un vieux clocher coiffé de fer sur la colline. Des fenêtres sans cris, sous des toits sans oiseaux.



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