Ne t’ébahis, Ronsard,

(Publié le 3 août 2016) (Mis à jour le: 3 août 2016)
Ne t’ébahis, Ronsard, la moitié de mon âme,
Si de ton Du Bellay France ne lit plus rien,
Et si avec l’air du ciel italien
Il n’a humé l’ardeur qui l’Italie enflamme.

Le saint rayon qui part des beaux yeux de ta dame
Et la sainte faveur de ton prince et du mien,
Cela, Ronsard, cela, cela mérite bien
De t’échauffer le coeur d’une si vive flamme.

Mais moi, qui suis absent des rais de mon soleil,
Comment puis-je sentir échauffement pareil
A celui qui est près de sa flamme divine?

Les coteaux soleillés de pampre sont couverts,
Mais des Hyperborées les éternels hivers
Ne portent que le froid, la neige et la bruine.

 

Joachim Du Bellay

Ne t’ébahis Ronsard Les Regrets Poésie Joachim Du Bellay

 Poésie Joachim Du Bellay - Les Regrets - Ne t’ébahis Ronsard -  Ne t’ébahis, Ronsard, la moitié de mon âme, Si de ton Du Bellay France ne lit plus rien,



Voulez-vous commenter cet article ?

Votre email ne sera pas publié

Réalisation : www.redigeons.com - http://www.webmarketing-seo.fr/