Erik Satie, histoire et biographie de Satie

(Publié le 25 juillet 2016) (Mis à jour le: 25 juillet 2016)

Eric-Alfred-Leslie Satie ou tout simplement Erik Satie est une personnalité dans le monde de la musique du XIXe et du XXe siècle. C’est un compositeur et un pianiste né le 17 mai 1866 en Normandie, dans la commune portuaire de Honfleur et décédé le 1er juillet 1925 à Paris. Dans le domaine artistique et culturel, l’homme est considéré comme l’un des pionniers du surréalisme et du minimalisme. Sa passion pour la musique est renforcée par la création de la musique répétitive dont il est le précurseur. Il se fait aussi un nom dans le théâtre en adoptant le Théâtre de l’Absurde.

Ses jeunes années

La jeunesse d’Erik Satie s’est passée en grande partie en Normandie et à Paris. Ses parents sont Jules Alfred Satie et Jane Leslie Anton. Il a un grand frère et une jeune sœur. La famille quitte Honfleur pour Paris lorsqu’Eric a 3 ans. À la mort de leur mère en 1872, les deux frères sont envoyés chez leurs grands-parents paternels à Honfleur. Lorsque la grand-mère meurt six ans plus tard, ils reviennent vivre avec leur père et leur jeune sœur. Entre-temps, leur père se remarie avec un professeur de piano, Eugénie Barnetche. C’est à partir de cette période qu’Erik prend ses premiers cours de piano, toutefois il voue une grande animosité à la musique.

Il parvient, cependant à intégrer le Conservatoire de musique en 1879, mais après deux ans et demi de cours, il n’admet aucune amélioration. Il réussit à composer sa première pièce de piano qu’il intitule Allegro et qui représente son premier succès. Il réintègre le même établissement en 1885, mais décide de le quitter pour s’engager dans l’infanterie. Il abandonnera les armes après quelques semaines seulement en provoquant expressément une congestion pulmonaire.

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Les citations d’Erik Satie

Le début de sa carrière dans la musique

Sa carrière en tant que pianiste de renom commence en 1887 à Montmartre avec les quatre Ogives. Il s’agit de partitions dont la réalisation ne comporte aucune barre de mesure. Cette manière de composer deviendra propre à Satie pour ses œuvres suivantes. En même temps, il fait la rencontre de plusieurs poètes de renom tels que Stéphane Mallarmé et Paul Verlaine. Avec leur aide, Satie réalise son ballet Uspud. Il poursuit ses compositions avec les trois Gymnopédies qu’il édite grâce à l’aide de son père.

Un court parcours dans la religion

En 1890, Satie fait la rencontre de Claude Debussy. Tous deux vont intégrer l’Ordre de la Rose-Croix catholique et esthétique du Temple et du Graal où le pianiste est maître de chapelle. Il crée plusieurs pièces pour l’église dont Sonneries de la Rose-Croix et Le Fils des Etoiles. Il met en place sa propre institution religieuse qu’il dirige et dont il assure la gestion financière. Elle est appelée « Eglise métropolitaine d’art de Jésus-conducteur ». Mais lorsque le succès n’est pas au rendez-vous, il abandonnera sa paroisse quelques mois plus tard.

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Une vie privée bien gardée

L’on ne connaît de relation amoureuse de Satie que celle qu’il entretient avec Suzanne Valadon, de son véritable nom Marie-Clémentine Valadon, une peintre qu’il rencontre en 1893. Tous deux vivent une idylle romantique pendant cinq mois. La jeune dame est pour lui la muse des Danses Gothiques tandis qu’elle réalise son portrait. Leur rupture est, pour Satie cause d’une profonde blessure, racontée par le pianiste dans Vexations.

Les années 1895 et 1896 sont pour Satie les années de ses plus importantes publications. Effectivement, il use de l’héritage de ses parents pour imprimer une grande partie de ses créations. Toutefois, en 1896, il passe de l’aisance à la pauvreté extrême. Son héritage ainsi dilapidé, il ne vit plus que dans un petit logement sans eau ni électricité d’Arcueil. Sa situation de vie dans la précarité de son logement ne sera découverte qu’après sa mort, lorsque ses proches découvrent pour la première fois le lieu où il vit, Satie en ayant gardé le plus grand secret de son vivant.

Satie et Jean Cocteau

Les deux hommes se rencontrent en 1915 grâce à une connaissance commune. L’année suivante, leur collaboration commence par le ballet intitulé Parade. Satie et Jean Cocteau mettent en place le « groupe des six », composé par des compositeurs français tels que Georges Auric, Darius Milhaud et Francis Poulenc.

Il fait aussi la rencontre de grands peintres tels que Picasso et Georges Braque avec qui il réalise Le Piège de Méduse, mais aussi de personnages importants du dadaïsme, notamment Francis Picabia et Marcel Duchamp.

Erik Satie forme, en 1923, un groupe informel appelé l’ « Ecole d’Arcueil » dont il est le maître. Ses principaux élèves sont Roger Désormière, Maxime Jacob et Henri Sauguet.

Sa fin de vie

Erik Satie est hospitalisé au sein de l’établissement Saint-Joseph au début de l’année 1925. Il meurt le 1er juillet à cause d’une cirrhose du foie causée par plusieurs années de consommation d’alcool. Son corps repose au cimetière d’Arcueil.




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