Charles Louis de Secondat, baron de Montesquieu, histoire et biographie de Montesquieu

(Mis à jour le: 10 août 2017)
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Charles Louis de Secondat, plus connu sous le nom de Montesquieu est un écrivain français des Lumières. Il est né le 18 janvier 1689 à La Brède et est décédé à Paris le 10 février 1755. Il était également connu comme étant un penseur politique ainsi qu’un philosophe précurseur de la sociologie.

Famille

Charles Louis est le fils aîné de Jacques de Secondat et de Marie-Françoise de Pesnel, baronne de La Brède. Il est issu d’une famille de magistrats de bonne noblesse de robe. Il est né au château de La Brède, en Gironde. Durant son baptême, ses parents choisissent un mendiant pour qu’il soit son parrain. C’était une manière de lui rappeler pour toujours que les pauvres étaient aussi ses frères.

Quelques liens

Jeunesse

Il a étudié au collège de Juilly puis a suivi des études de droit. Une fois diplômé, il est devenu conseiller au parlement de Bordeaux en 1714.

Il se marie avec Jeanne de Lartigue le 30 avril 1715. Celle-ci était issue d’une riche famille protestante et de noblesse récente. Elle lui a apporté une importante dot.

Quand son oncle, Jean-Baptiste de Secondat, baron de Montesquieu meurt en 1716, Charles Louis hérita d’une vraie fortune avec la charge de président de mortier au parlement de Bordeaux et la baronnie de Montesquieu. De baron de La Brède, il devint donc le baron de Montesquieu.

Devenu un homme riche, il abandonna très vite ses charges pour se consacrer au plaisir du monde.

Sa carrière professionnelle

Charles Louis de Secondat, baron de Montesquieu, histoire et biographie de Montesquieu

Montesquieu avait une passion pour les sciences et rédigea trois communications sur cet univers à savoir Les causes de l’écho, Les glandes rénales et La cause de la pesanteur des corps. Ces trois ouvrages ont permis de faire découvrir son talent et ses connaissances très variées. Cela lui a ouvert les portes de salons littéraires prestigieux comme celui de la duchesse du Maine au château de Sceaux ainsi que les fêtes des Grandes Nuits de Sceaux des chevaliers de la Mouche à Miel.

Curieux de nature, il s’intéresse ensuite à l’analyse de la société et de la politique. Pour ce faire, il utilise toujours la philosophie ainsi que la littérature. De cette étude est née un de ses plus célèbres ouvrages intitulé Lettres persanes. Bien qu’il l’ait publié de manière anonyme, le public savait déjà que Montesquieu en était à l’origine. Dans cet ouvrage très apprécié, le public découvre un style à la fois humoristique et satirique avec parfois des notes érotiques et exotiques. Le livre parle de la société française comme les visiteurs persans peuvent la voir. Sitôt publié, il fut un grand succès.

En 1726, Montesquieu dut vendre sa charge afin de s’acquitter de ses dettes. Il eut toutefois la bonne idée de conserver les droits de ses héritiers sur celle-ci.

En 1728, il est élu à l’Académie française. Il se lance ensuite dans une série de longs voyages en Europe. Il se rend ainsi en Autriche, en Italie, en Hongrie, en Hollande, en Allemagne et en Angleterre où il séjourne à partir de 1729 jusqu’en 1731. Ces voyages lui permirent d’en apprendre davantage sur la géographie, la politique, l’économie et les mœurs des divers pays qu’il a pu visiter.

Le 12 mai 1730, il intègre la franc-maçonnerie au sein de la loge londonienne Horn. Une appartenance que l’intendant Guyenne Claude Boucher et le cardinal de Fleury lui ont reproché en 1737. Cela ne l’a toutefois pas empêché de continuer à côtoyer les loges parisiennes et bordelaises.

En 1734, il publie un ouvrage né de tous ses voyages et qu’il a baptisé Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence. C’est un ouvrage dense qui l’a poussé à faire de la politique et de la diplomatie.

A cette œuvre succède de longues années de réflexions et de notes qui ont donné naissance à De l’esprit des lois en 1739. Cet ouvrage a d’abord été publié sous anonymat et rencontra un vif succès puisque met en place les principes fondamentaux des sciences économiques et sociales ainsi que toute la substance de la pensée libérale. Quelques critiques ont toutefois été enregistrées notamment chez les jansénistes ce qui poussa l’écrivain à publier en 1750, la Défense de l’Esprit des lois.

En 1751, il est admis à l’Académie de Stanislas.

La même année, l’Eglise catholique romaine a émis une interdiction de publication pour ses livres et l’inscrit à l’index comme elle l’a fait avec Descartes, Machiavel et Montaigne. La raison était que Montesquieu a fait passer les facteurs physiques et sociaux avant la religion.

Malgré l’interdiction, Montesquieu devint plus que célèbre après la publication de De l’Esprit des lois. Sa renommée couvrait toute l’Europe et surtout la Grande-Bretagne.

En 1754, il publie sa dernière œuvre baptisée Lysimaque. En parallèle, il révisait quelques ouvrages déjà publiés tels que Lettres persanes et L’esprit des lois. Des versions en édition posthume furent d’ailleurs publiées en 1758 dans Œuvres.

Il a également commencé à écrire l’article qu’il avait proposé à D’Alembert pour être inséré dans l’Encyclopédie. Le texte intitulé « Goût » n’était donc qu’une ébauche, mais fut tout de même publié au tome VII en 1757.

Montesquieu meurt le 10 février 1755 suite à une fièvre chaude. Il a été inhumé, le lendemain, dans la chapelle Sainte-Geneviève de l’église Sain-Sulpice à Paris.




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