Elégies

Non, de tous les amants les regards, les soupirs Ne sont point des pièges perfides. Non, à tromper des coeurs délicats et timides Tous ne mettent point leurs plaisirs. Toujours la feinte mensongère Ne farde point de pleurs, vains enfants des désirs, Une insidieuse prière.

De Pange, le mortel dont l'âme est innocente, Dont la vie est paisible et de crimes exempte, N'a pas besoin du fer qui veille autour des rois, Des flèches dont le Scythe a rempli son carquois, Ni du plomb que l'airain vomit avec la flamme. Incapable de nuire, il ne voit dans son âme Nulle…

Abel, doux confident de mes jeunes mystères, Vois, mai nous a rendu nos courses solitaires. Viens à l'ombre écouter mes nouvelles amours ; Viens. Tout aime au printemps, et moi j'aime toujours. Tant que du sombre hiver dura le froid empire, Tu sais si l'aquilon s'unit avec ma lyre.

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