Poésie William Chapman

Les Fleurs de givre

0.0 00 À J.-M. Fleury. I Te Deum laudamus ! Avril A chassé les froids, le grésil, Les avalanches. Notre printemps est de retour, Et partout un frisson d’amour Court sous les branches.  

Les Fleurs de givre

0.0 00   Pour le vingt-cinquième anniversaire de sa prise de voile. Loin des enchantements du monde, loin du bruit, Vingt-cinq ans vous avez, comme la violette Exhalant son parfum dans la paix de la nuit, Embaumé de vertus votre calme retraite.  

Les Fleurs de givre

0.0 00 Nevermore ! Ce mot, que Verlaine a tracé Au fronton d’un poème amoureux, plein de charmes, Où sa muse plaintive évoquait le passé, Ce mot exotique est comme mouillé de larmes,

Les Fleurs de givre

0.0 00     Auteur de la « Légende du mont Saint-Michel » Le ciel de la Neustrie, ami, te fit poète, Et, sur ton luth brûlant du feu des anciens jours, Tu chantas Jeanne d’Arc, Rollon, Guillaume, Arlette, Le fabuleux Mont-Tombe et les Dix Vieilles Tours.  

Les Fleurs de givre

Tout fier des grands labeurs sacrés de vos aïeux,
Tout épris d’un passé de gloire et de souffrances,
Le cœur obstinément clos aux désespérances,
Vous poursuivez, là-bas, maints rêves généreux.

Vous pleurez les oublis et les indifférences
Des foules délaissant les piédestaux poudreux.
Vous voulez couronner le front de tous nos preux ;
Et vous avez tendu la main dans les deux Frances

Pour que Montcalm tombé, loin du pays natal,
Dans le même combat que son vaillant rival,
Revécût dans le bronze animé par Morice ;

Et l’or que vous avez mendié noblement,
Rendu plus pur au feu de votre dévoûment,
Vous nimbe d’un reflet beau comme la Justice !

William Chapman 

Les Fleurs de givre

0.0 00 À Louis Foisil     Poème de William Chapman   Auteur de la « Légende du mont Saint-Michel » Le ciel de la Neustrie, ami, te fit poète, Et, sur ton luth brûlant du feu des anciens jours, Tu chantas Jeanne d’Arc, Rollon, Guillaume, Arlette, Le fabuleux Mont-Tombe et les Dix Vieilles Tours.

Les Fleurs de givre

0.0 00   À Samuel Casavant. L’orgue ! ― Dans l’atelier immense qui bourdonne, Maint ouvrier déploie un effort rude et long, Ciselant tour à tour le bois, le fer, le plomb, Pour créer l’instrument qui chante, pleure et tonne.  

Réalisation : www.redigeons.com - http://www.webmarketing-seo.fr/