Poésie Théophile de Viau

Recueils de poèmes

Théophile de Viau
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Théophile de Viau était un dramaturge et poète français. Il est né entre mars et mai 1590 à Clairac et est mort le 25 septembre 1626 à Paris. Il figurait, durant le 17ème siècle, parmi les poètes les plus lus à travers le monde avant de tomber dans les oubliettes après des critiques des Classiques. C’est Théophile Gautier qui le redécouvrit et le remit au-devant des scènes.Sa jeunesse

Le poète est issu d’une famille de petite noblesse protestante au sein de laquelle il passe une enfance bucolique. Il fit ses études à l’académie protestante de Saumur puis à l’université de Leyde. C’est là qu’il fit la connaissance de Guez de Balzac.
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Œuvres poétiques

Qui voudra pense à des empires,
Et avecque des voeux mutins
S’obstine contre ses destins,
Qui toujours lui deviennent pires;
Moi je demande seulement,
Du plus sacré voeu de mon âme,
Qu’il plaise aux dieux et à Madame,
Que je brûle éternellement.

Œuvres poétiques
Théophile de Viau

Le plus aimable jour qu’ait jamais eu le monde,
Le plus riche printemps que le Soleil ait vu,
Celui de nos amours, d’attraits le mieux pourvu,
Ni toutes les beautés de la fille de l’onde,
Ce que donne Apollon pour embellir sa soeur,
Aux grâces de vos yeux à peine s’accompare,
Ni toutes ces fleurs d’or dont l’Aurore se pare,
Quand elle va baiser son amoureux chasseur.

Œuvres poétiques
Théophile de Viau

Les lieux que nous avons laissés

Sont beaucoup plus heureux qu’autres lieux de la terre;

Le dégoût de la paix, ni le peur de la guerre,

Jamais ne les a menacés.

Mars arrivant à la contrée,

Que notre éloignement convertit en déserts,

Hait le fer et la flamme, et veut que les baisers

Fassent l’honneur de son entrée.

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Les Amours plus mignards à nos rames se lient,

Les Tritons à l’envi nous viennent caresser,

Les vents sont modérés, les vagues s’humilient

Par tous les lieux de l’onde où nous voulons passer.

Avec notre dessein va le cours des étoiles,

L’orage ne fait point blêmir nos matelots,

Et jamais alcyon sans regarder nos voiles

Ne commit sa nichée à la merci des flots.

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Lorsque je sortis de la mer

Moins couverte d’eau que de flammes,

La beauté qui me fait aimer,

Me destina reine des âmes,

Et me dit que je céderai

A vos yeux qu’elle a fait mes rois.

Le Soleil montrant son flambeau

Par Cythère et par Amathonte,
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Moi de qui les rayons font les traits du tonnerre,

Et de qui l’univers adore les autels;

Moi dont les plus grands dieux redouteraient la guerre,

Puis-je sans déshonneur me prendre à des mortels?
J’attaque malgré moi leur orgueilleuse envie,

Leur audace a vaincu ma nature et le sort;

Car ma vertu qui n’est que pour donner la vie,

Est aujourd’hui forcée à leur donner la mort.

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Je vis dans ces lieux innocents,

Où les esprits les plus puissants,

Quittant leurs grandeurs souveraines,

Suivent ma prophétique voix

Dans le silence de nos bois

Et dans le bruit de nos fontaines.

Ici mon désir est ma loi,

Mon entendement est mon roi,
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Pour Monseigneur le duc de Luynes. Apollon en Thessalie

Éloigné du céleste empire,

Et du siège de la clarté,

N’attendez point que je soupire;

Car les faveurs du Roi dont je suis arrêté,

Font que mon destin n’est pas pire,

Et que j’ai plus d’honneur et plus de liberté.

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Je ne suis point industrieux

Comme ce forgeron des dieux,

Dont les subtilités nuisibles

Pour un chef-d’oeuvre de son art,

Dessous des filets invisibles

Firent voir qu’il était cornard.

Cet infâme aux creux étnéans

Dessus les tombeaux des Géants,

Enivré de souffre et de flamme,
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