Poésie François Coppée

Promenades et Intérieurs

Tenez, lecteur ! – souvent, tout seul, je me promène Au lieu qui fut jadis la barrière du Maine. C’est laid, surtout depuis le siège de Paris. On a planté d’affreux arbustes rabougris Sur ces longs boulevards où naguère des ormes De deux cents ans croisaient leurs ramures énormes. Le mur d’octroi n’est plus ;…

Comme le champ de foire est désert, la baraque N’est pas ouverte, et sur son perchoir, le macaque Cligne ses yeux méchants et grignote une noix Entre la grosse caisse et le chapeau chinois ; Et deux bons paysans sont là, bouche béante,

Malgré ses soixante ans, le joyeux invalide Sur sa jambe de bois est encore solide. Quand il touche l’argent de sa croix, un beau soir, Il s’en va, son repas serré dans un mouchoir, Et, vers le Champ de Mars, entraîne à la barrière,

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