poésie Emile Nelligan

Biographie / poésie Emile Nelligan

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Emile Nelligan

Le poète symboliste canadien Émile Nelligan né le 24 décembre 1879 et mort le 18 novembre 1941 est le plus connu de tous les poètes québécois.

Nelligan

Biographie d’Emile Nelligan

Nelligan est né de  David Nelligan, un anglophone irlandais et d’Émilie Amanda Hudon, Québécoise francophone de Rimouski. Son enfance est heureuse et insouciante avec ses sœurs cadettes Béatrice et Gertrude entre la maison da la famille au 602, rue de La Gauchetière à Montréal  et la résidence d’été à Cacouna au Québec. Peu intéressé par ses études, le jeune Nelligan a eu une éducation domestique.

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Je me figure encor ces grands salons muets
Pleins de velours usés et d’aïeules pensives,
De lustres vacillants éblouis des convives
Qui tournaient dans la valse et les vieux menuets.

Je repense aux portraits d’autrefois suspendus
Sur le haut des foyers et qui semblaient nous dire
Dans leur langue de mort : Vivants, pourquoi tant rire ?
Et les beaux vers de Goethe aux soirs d’or entendus.

J’évoque les tableaux flamands, et les artistes
Qui songeaient en fumant dans leurs chaises tout tristes

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Quelqu’un pleure dans le silence
Morne des nuits d’avril ;
Quelqu’un pleure la somnolence
Longue de son exil.
Quelqu’un pleure sa douleur
Et c’est mon coeur…

 

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Emile Nelligan

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Dors loin des faux baisers de la Floriani,
Ô pâle consomptif, dans les lauriers de France !
Un peu de sol natal partage ta souffrance,
Le sol des palatins, dont tu t’étais muni.

Quand tu nous vins, Chopin, plein de rêve infini,
Sur ton maigre profil fleurissait l’espérance
De faire pour ton art ce qui fit à Florence
Maint peintre italien pour l’âge rajeuni.

Comme un lys funéraire, au vase de la gloire
Tu te penches, jeune homme, et ne sachant plus boire…

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Laissez-le vivre ainsi sans lui faire de mal !
Laissez-le s’en aller ; c’est un rêveur qui passe ;
C’est une âme angélique ouverte sur l’espace,
Qui porte en elle un ciel de printemps auroral.

C’est une poésie aussi triste que pure
Qui s’élève de lui dans un tourbillon d’or.
L’étoile la comprend, l’étoile qui s’endort
Dans sa blancheur céleste aux frissons de guipure.

Il ne veut rien savoir ; il aime sans amour.
Ne le regardez pas ! que nul ne s’en occupe !

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Combien j’eus de tristesse en moi ce soir, pendant
Que j’errais à travers le calme noir des rues,
Éludant les clameurs et les foules accrues,
À voir sur une porte un grand crêpe pendant.

Aussi devant le seuil du défunt résidant,
Combien j’eus vision des luttes disparues
Et des méchancetés dures, sordides, crues,
Que le monde à ses pas s’en allait épandant.

Bon ou mauvais passant, qui que tu sois, mon frère !
Si jamais tu perçois l’emblème funéraire,

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Blanc, blanc, tout blanc, ô Cygne ouvrantes ailes pâles,
Tu prends l’essor devers l’Éden te réclamant,
Du sein des brouillards gris de ton pays flamand
Et des mortes cités, dont tu pleuras les râles.

Bruges, où vont là-bas ces veuves aux noirs châles ?
Par tes cloches soit dit ton deuil au firmament !
Le long de tes canaux mélancoliquement
Les glas volent, corbeaux d’airain dans l’air sans hâles.

Et cependant l’Azur rayonne vers le Nord
Et c’est comme on dirait une lumière d’or,

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Avec le cri qui sort d’une gorge d’enfant,
Le vent de par les bois, funèbre et triomphant,
Le vent va, le vent court dans l’écorce qu’il fend
Mêlant son bruit lointain au bruit d’un olifant.

Puis voici qu’il s’apaise, endormant ses furies
Comme au temps où jouant dans les nuits attendries ;
Son violon berçait nos roses rêveries
Choses qui parfumiez les ramures fleuries !

Comme lui, comme lui qui fatal s’élevant
Et gronde et rage et qui se tait aussi souvent,

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Combien je vous déteste et combien je vous fuis :
Vous êtes pourtant belle et très noble d’allure,
Les Séraphins ont fait votre ample chevelure
Et vos regards couleur du charme brun des nuits.

Depuis que vous m’avez froissé, jamais depuis,
N’ai-je pu tempérer cette intime brûlure :
Vous m’avez fait souffrir, volage créature,
Pendant qu’en moi grondait le volcan des ennuis.

Moi, sans amour jamais qu’un amour d’Art, Madame,
Et vous, indifférente et qui n’avez pas d’âme,

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Refoulons la sente
Presque renaissante
À notre ombre passante.

Confabulons là
Avec tout cela
Qui fut de la villa.

Parmi les voix tues
Des vieilles statues
Ça et là abattues.

Dans le parc défunt
Où rôde un parfum
De soir blanc en soir brun…

 

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