Contes Libertins suite

On m’engage à conter d’une manière honnête
Le sujet d’un de ces tableaux
Sur lesquels ont met des rideaux.
Il me faut tirer de ma tête
Nombre de traits nouveaux, piquants et délicats
Qui disent et ne disent pas,
Et qui soient entendus sans notes
Des Agnès même les plus sottes; Lire la suite...
Un peu d’esprit, beaucoup de bonne mine,
Et plus encor de libéralité,
C’est en amour une triple machine
Par qui maint fort est bientôt emporté;
Rocher fut-il; rochers aussi se prennent.
Qu’on soit bien fait, qu’on ait quelque talent,
Que les cordons de la bourse ne tiennent;
Je vous le dis, la place est au galant. Lire la suite...
Un démon plus noir que malin
Fit un charme si souverain
Pour l’amant de certaine belle
Qu’à la fin celui-ci posséda sa cruelle.
Le pact de notre amant et de l’esprit follet
Ce fut que le premier jouirait à souhait
De sa charmante inexorable.
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Soyez amant, vous serez inventif:
Tour ni détour, ruse ni stratagème
Ne vous faudront: le plus jeune apprentif
Est vieux routier dès le moment qu’il aime:
On ne vit onc que cette passion
Demeurât court faute d’invention:
Amour fait tant qu’enfin il a son compte.
Certain cuvier, dont on fait certain conte Lire la suite...
J’ai composé ces stances en vieil style, à la manière du blason des
fausses amours, et de celui des folles amours dont l’auteur est
inconnu. Il y en a qui les attribuent à l’un des Saint-Gelais. Je ne
suis pas de leur sentiment, et je crois qu’ils sont de Crétin. Lire la suite...
J’avais juré de laisser là les nonnes :
Car que toujours on voie en mes écrits
Même sujet, et semblables personnes,
Cela pourrait fatiguer les esprits.
Ma muse met guimpe sur le tapis:
Et puis quoi ? guimpe; et puis guimpe sans cesse;
Bref toujours guimpe, et guimpe sous la presse. Lire la suite...
Même beauté, tant soit exquise,
Rassasie et soule à la fin.
Il me faut d’un et d’autre pain ;
Diversité c’est ma devise.
Cette maîtresse un tantet bise
Rit à mes yeux; pourquoi cela ?
C’est qu’elle est neuve ; et celle-là
Qui depuis longtemps m’est acquise Lire la suite...
Messire Jean, (c’était certain curé
Qui prêchait peu sinon sur la vendange)
Sur ce sujet, sans être préparé,
Il triomphait; vous eussiez dit un ange,
Encore un point était touché de lui;
Non si souvent qu’eût voulu le messire;
Et ce point-là les enfants d’aujourd’hui
Savent que c’est, besoin n’ai de le dire.
Messire Jean tel que je le décris Lire la suite...
Qui craint d’aimer, a tort selon mon sens
S’il ne fuit pas dès qu’il voit une belle.
Je vous connais objets doux et puissants:
Plus ne m’irai brûler à la chandelle.
Une vertu sort de vous ne sais quelle,
Qui dans le cœur s’introduit par les yeux. Lire la suite...
Force gens ont été l’instrument de leur mal;
Candaule en est un témoignage.
Ce roi fut en sottise un très grand personnage.
Il fit pour Gygès son vassal
Une galanterie imprudente et peu sage.
Vous voyez, lui dit-il, le visage charmant,
Et les traits délicats dont la reine est pourvue
Je vous jure ma foi que l’accompagnement
Est d’un tout autre prix et passe infiniment;
Ce n’est rien qui ne l’a vue
Toute nue. Lire la suite...

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