Art d’aimer, fragment 2

(Publié le 4 septembre 2006) (Mis à jour le: 24 juin 2016)
Quand l’ardente saison fait aimer les ruisseaux,
A l’heure où vers le soir, cherchant le frais des eaux,
La belle nonchalante à l’ombre se promène,
Que sa bouche entr’ouverte et que sa pure haleine
Et son sein plus ému de tendresse et de voeux
Appellent les baisers et respirent leurs feux ;
Que l’amant peut venir, et qu’il n’a plus à craindre
La raison qui mollit et commence à se plaindre ;
Que sur tout son visage, ardente et jeune fleur,
Se répand un sourire insensible et rêveur ;

Que son cou faible et lent ne soutient plus sa tête ;
Que ses yeux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Sous leur longue paupière à peine ouverte au jour,
Languissent mollement et sont noyés d’amour…

 

André Chénier

Art d’aimer fragment 2 Poèmes divers Poésies André Chénier

 Poésies André Chénier - Poèmes divers - Art d’aimer fragment 2 -  Quand l'ardente saison fait aimer les ruisseaux, A l'heure où vers le soir, cherchant le frais des eaux,



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