André Breton, histoire et biographie de Breton

(Mis à jour le: 31 octobre 2016)
André Breton, histoire et biographie de Breton
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Acteur majeur du surréalisme, André Breton est un poète et écrivain français du 20ème siècle. Il est né le 19 février 1896 à Tinchebray dans l’Orne est décédé le 28 septembre 1966 à Paris.

Enfance et éducation

André Breton est issu d’une famille appartenant à la petite bourgeoisie catholique. Il est fils unique et a reçu une éducation très stricte de la part de ses parents. Il a vécu son enfance à Pantin, en périphérie de Paris. Ses parents l’ont inscrit au collège Chaptal espérant qu’il devienne ingénieur. Toutefois, même si André était un élève brillant, il a préféré la classe préparatoire au PCN au rêve de ses parents.

Ses premiers pas dans la littérature

Dès le collège, André Breton a su attirer l’attention de son professeur de philosophie et de rhétorique. Le premier l’aide à développer les pensées hégéliennes pour lesquelles il se passionne tant tandis que le second lui fait découvrir les talents de Joris-Karl Huysmans et Charles Baudelaire. Il s’essaie alors à l’écriture et en 1914, il envoie quelques poèmes à la revue La Phalange alors dirigé par Jean Royère. Ce dernier séduit par ces œuvres, le met en contact avec Paul Valéry.

L’écriture malgré la guerre

Quand la guerre éclata, André Breton fut mobilisé au 17e régiment d’artillerie et envoyé à Pontivy. Pour oublier l’horreur de la guerre, il se plonge dans la lecture d’articles d’intellectuels dès qu’il a le temps. C’est ainsi qu’il a découvert les œuvres de Maurice Barrès et d’Henri Bergson.

En juillet 1915, il est affecté au service de santé et est envoyé à l’hôpital de Nantes pour jouer les infirmiers. Il continue toutefois de nourrir sa passion pour l’écriture et envoie, en décembre 1915, sa première lettre accompagnée du poème intitulé Décembre à Guillaume Apollinaire.

Grâce à cette nouvelle fonction, il fit la rencontre de Jacques Vaché qui était à l’époque un soldat en pleine convalescence. Les deux hommes se sont immédiatement très bien entendus et Vaché a même participé à sa formation en lui opposant Alfred Jarry.

Restant fidèle à sa passion pour la lecture, André Breton tomba un jour sur la psychoanalyse de Sigmund Freud. Cela a vivement suscité son intérêt et pour en apprendre davantage, il demande à être muté au Centre de neurologie à Saint-Dizier. Là, il eut tout le loisir d’étudier la folie qu’il considérait, non pas comme une aliénation mentale, mais plutôt une capacité à la création. Son étude ne put durer longtemps puisqu’en 1916, il fut envoyé au front pour servir de brancardier.

André Breton

Quand les grands esprits se rencontrent …

André Breton retourne à Paris en 1917 er retrouve sa passion qu’est la littérature. Ce retour va aussi signer sa rencontre d’avec d’autres grands noms de la littérature de cette époque tels que :

  • Pierre Reverdy avec qui il travaille à la revue Nord-Sud
  • Philippe Soupault que Guillaume Apollinaire a tenu à lui présenter. Soupault lui fit découvrir les Chants de Maldoror de Lautréamont qui furent pour lui une révélation
  • Louis Aragon qu’il rencontra à l’hôpital du Val-de-Grâce. Les deux hommes, pendant leurs nuits de garde, avaient pris pour habitude de réciter des passages de Maldoror pour se libérer, ne serait-ce qu’en ces instants, des hurlements et des sanglots des malades

Devenus de grands amis, Soupault, Aragon et Breton ont mis sur pied un projet commun qui était d’écrire un livre sur des peintres. André Breton en parla à son ami Fraenkel dans une lettre de juillet 1918 et lui détailla même que chacun d’eux avait une tâche précise dans ce projet : Soupault s’occuperait de conter la vie du peintre, Aragon aura à sa charge l’analyse de ses œuvres et Breton, lui-même, devrait apporter quelques réflexions sur l’art. Aussi, chacun d’eux devrait écrire des poèmes dans l’ouvrage en s’inspirant de quelques tableaux du peintre concerné.

De cette forte amitié est ensuite née la revue Littérature qui a publié son premier numéro en février 1919. Si au début, ils n’étaient que trois (Soupault, Aragon et Breton), « les trois mousquetaires » comme les appelait Paul Valéry, Paul Eluard fut intégré au groupe en mars 1919. Les numéros se sont ensuite succédé sont de nombreuses poésies de Lautréamont et quelques passages de Champs magnétiques, écrit par Breton en mai et juin 1919. Cet ouvrage fut le précurseur du surréalisme.

Les manifestations Dada

Malgré le succès de Littérature, André Breton est quelque peu insatisfait. Sa rencontre avec Francis Picabia et l’arrivée en France de Tristan Tzara, en qui il voit la réincarnation de son ami Jacques Vaché, le conforte dans cette idée. Avec les deux hommes, il monte le projet de « tuer l’art » en janvier 1920 et donne naissance aux manifestations Dada. Pour le public et les autres écrivains de son époque, ces manifestations étaient tout simplement incompréhensibles et même Breton lui-même n’en savait plus quels étaient réellement les buts poursuivis. Il finit par s’en éloigner et voir dans les dadaïstes, qu’il a créés, de l’infantilisme. Lorsqu’il part pour Tyrol afin de rencontrer Sigmund Freud, ce dernier garde ses distances envers le chef des manifestations Dada.

Le surréalisme

En janvier 1922, il rompt tout contact avec le Dada et se remet à la direction de Littérature avec Soupault. Ce dernier ne pouvant supporter Picabia finit par s’éloigner de la revue et des surréalistes. C’est à cette époque que Breton essaie les sommeils hypnotiques pour laisser l’inconscient s’exprimer. Face aux résultats étonnants obtenus, il décide de tout arrêter et semble ne plus s’intéresser à rien. Il se montre déçu des œuvres de ses amis surtout envers les romans qu’il a depuis toujours rejetés et a même évoqué son intention d’abandonner l’écriture. Il n’a toutefois pas tenu parole puisque dès l’été suivant, il se met à écrire de nombreux poèmes du recueil Clair de terre.

Le Manifeste du surréalisme finit par paraître le 15 octobre 1924 et le premier numéro de cette révolution mise en marche, en décembre de la même année. Dans le groupe, Breton est assisté par Pierre Naville et Benjamin Péret bientôt rejoint par d’autres surréalistes.

Nadja

C’est le seul roman écrit par André Breton et qui devait raconter son histoire amoureuse avec Léona Delcourt alias Nadja. Il commence la rédaction en août 1927 et sa rencontre avec Suzanne Muzard, avec qui il vit une liaison passionnée, a ajouté une troisième partie au roman. Malgré cette aventure, Suzanne a fini par lui préférer Emmanuel Berl sans pour autant rompre avec Breton.

Cette fin malheureuse influence sur l’humeur et le travail de Breton qui finit par ordonner la fermeture de la Galerie Surréaliste. Il a par la suite essayé de le relancer, mais finit par se plonger dans un nouvel univers : la question du réel qu’il a puisé dans la lecture de Hegel, d’Engels et de Marx. Devenant peu à peu intransigeant et sarcastique, il finit par se mettre à dos de nombreux écrivains et artistes qui ont publié sur lui des pamphlets collectifs intitulés Un Cadavre.

Sa vie privée

Place André Breton

Après sa rupture avec Suzanne Muzard, il rencontre Jacqueline Lamba en 1934. Il écrit pour elle L’Amour Fou et le couple eut une petite fille baptisée Aube. Jacqueline le quitte en 1941 pour le peintre David Hare.

En décembre 1943, il rencontre Elisa Bindorff pour qui il a publié Arcane 17.

Ses dernières années

Pendant les années qui suivirent, il continue les activités du surréalisme tout en créant de nouvelles polémiques en se mettant à dos d’autres écrivains. Il n’en tient toutefois pas compte et poursuit ses expositions et ses idéaux de « transformer le monde » et « changer la vie ». Les projets se sont également enchaînés, mais bon nombre d’entre eux n’ont jamais pu voir le jour.

En ce qui concerne le surréalisme, il a été l’organisateur de la toute première exposition internationale jusqu’à la 9ème édition en 1965. En septembre 1966, il souffre d’une insuffisance respiratoire et en meurt le lendemain.

Découvrez toutes les citations d’André Breton.





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