Vierge

(Publié le 9 juillet 2006) (Mis à jour le: 8 mai 2014)

Un rayon de soleil levant caresse et dore
le marais des iris et des grands oeillets blancs,
sous le disque divin, sa chevelure d’or
est ceinte d’un ruban au liséré d’argent.

Elle marche, éblouie, baptisée de rosée,
agitant des lauriers, des mauves, des lilas,
sa gorge maternelle est douce sous vos doigts,
plus douce qu’une joue, hommes, sous vos baisers.

Dans son cœur, nulle envie, ni extase ou effroi,
éventail à la main, ô sereine ingénue,
elle est l’Eve des bois, où l’on vit presque nu,
une tige verte que caressent vos doigts.

Ses flancs souples et dressés n’ont vu de l’émoi
que les baisers posés sur des paupières closes,
son ventre de satin palpite quelquefois,
promesse de frissons, tout en apothéose.

Etoile de la mer, étoile du matin,
les courbes de son corps se cambrent, se dénouent,
et, plus tard, quand Erôs mêlera vos destins,
émerveillant ses flancs, aimez-la à genoux.

Si vous trouvez, enfin, la femme qui vous aime,
découvrant sa beauté, à la lueur des cierges,
d’un baiser sur le front, scellez à votre hymen
sa pureté de lys et sa blancheur de vierge.




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