Vésuves et cie

(Mis à jour le: 12 janvier 2016)
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Pompeïa-station—Vésuve, est-ce encor toi?
Toi qui fis mon bonheur, tout petit, en Bretagne,
—Du bon temps où la foi transportait la montagne—
Sur un bel abat-jour, chez une tante à moi:
Tu te détachais noir, sur un fond transparent,
Et la lampe grillait les feux de ton cratère.
C’était le confesseur, dit-on, de ma grand’mère
Qui t’avait rapporté de Rome tout flambant….
Plus grand, je te revis à l’Opéra-Comique.


—Rôle jadis créé par toi: Le Dernier Jour
De Pompeï.—Ton feu s’en allait en musique,
On te souillait ton rôle, et … tu ne fis qu’un four.
—Nous nous sommes revus: devant-de-cheminée,
A Marseille, en congé, sans musique, et sans feu:
Bleu sur fond rose, avec ta Méditerranée
Te renvoyant pendu, rose sur un champ bleu.
—Souvent tu vins à moi la première, ô Montagne!
Je te rends ta visite, exprès, à la campagne.
Le Vrai Vésuve est toi, puisqu’on m’a fait cent francs!
…………………………………………………………….
Mais les autres petits étaient plus ressemblants.
Pompeï, aprile.

Les Amours jaunes
Tristan Corbière

Vésuves et cie Les Amours jaunes Poésie Tristan Corbiere

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