Supplique

(Publié le 22 octobre 2006) (Mis à jour le: 8 mai 2014)

Texte poétique : 65. 


     De me savoir punit comme un écolier,
Dans une retenue à écrire des pensées,
Ne peut en aucun cas me laisser oublier,
Que mes proches sont en partie passés.
Car en ma mémoire ils demeurent vivants,
En lettres d’or on peut lire à cœur ouvert,



Ou en filagrammes de mes textes servants,
A cet attachement que je tiens sous couvert.
Chaque jour la solitude un peu plus me blesse,
Et m’entraine à des souvenirs ressuscités,
Resurgissant ça et là en partie fragmentés,
Par mon regard perdu assigné en détresse.
Alors par cette seule supplique humblement,
J’en viens à implorer le pardon,
si j’ai causé du tort,
A l’ainé renié, jugé un peu trop hâtivement,
Sans trop me préoccuper au futur de son sort.
De pas avoir sut si élégamment porter la rose,
A la malheureuse chemise en guise de langage,
Ignorant ! J’aurais du étudier davantage la prose,
Pour le vocable de l’oiseau au sortir de sa cage.  
Au-delà je n’ai pas put garder vierge l’enveloppe,
Charnel que vous m’aviez légués à la naissance,
Maltraitée,  injuriée comme une vraie salope,
Un souillon, à vomir dans une fosse d’aisance. 
Je m’en remets à vous, de faire le nécessaire,
Car je ne supporte plus votre absence qui pèse,    
Et je pourrais décider dans faire qu’a mon aise,
En mettant fin moi même à ce sinistre glossaire.
Alors je revendique le droit de vous rejoindre,
En montant au plus vite, plutôt que de descendre,
En enfer. Dieu sait bien qu’il peut m’y joindre,
Me voir remuer encore à deux mains la cendre.
Je n’ai  plus rien à donner en ce bas monde,
Pourtant je laisserais comme unique cadeau,
Fruit de ma vie de travail à mes neveux ados,
Une somme, et sous pli ces mots qui frondes,
De m’identifier comme tous ces gens oubliés,
Dans cette fosse commune et de son sablier.
Braves, ne prenez-pas ma requête au sérieux,
Ce n’est que le désordre d’un passage à vide,
Un prétexte, d’une nouvelle copie aux curieux,
Soucieux, sur cet exercice de jeter un œil  livide.

Clin d’œil à Georges-BRASSENS.

Le 20 octobre 2006.




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