Spleen

(Publié le 22 août 2006) (Mis à jour le: 5 janvier 2016)
Les roses étaient toutes rouges,
Et les lierres étaient tout noirs.

Chère, pour peu que tu te bouges,
Renaissent tous mes désespoirs.

Le ciel était trop bleu, trop tendre,
La mer trop verte et l’air trop doux.

Je crains toujours, – ce qu’est d’attendre !
Quelque fuite atroce de vous.

Du houx à la feuille vernie
Et du luisant buis je suis las,

Et de la campagne infinie
Et de tout, fors de vous, hélas !

 

Romances sans paroles

Paul Verlaine

Spleen Romances sans paroles Poésie Paul Verlaine

 Poésie Paul Verlaine - Romances sans paroles - Spleen -  Les roses étaient toutes rouges, Et les lierres étaient tout noirs.


  1. 20 mai 2008 @ 15:45 bednarz

    je ne réussi pas a réaliser mon commentaire sur ce poéme .Pouriez vous m’aider sil-vous-plait???

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