Sonnet sur la moisson d’un lieu proche de Paris

(Publié le 27 août 2006) (Mis à jour le: 29 décembre 2015)
Plaisirs d’un noble ami qui sait chérir ma veine,
Mélanges gracieux de prés et de guérets,
Rustique amphithéâtre où de sombres forêts
S’élèvent chef sur chef pour voir couler la Seine.

Délices de la vue, aimable et riche plaine !
On s’en va mettre à bas les trésors de Cérès,
Que l’on voit ondoyer comme un vaste marets
Quand il est agité d’une légère haleine.

L’or tombe sous le fer ; déjà les moissonneurs,
Dépouillant les sillons de leurs jaunes honneurs,


La désolation rendent et gaie et belle.

L’utile cruauté travaille au bien de tous,
Et notre oeil satisfait semble dire à Cybèle :
Plus le ravage est grand, plus je le trouve doux.

 

Textes poétiques

M-A Girard de Saint-Amant

Sonnet sur la moisson d’un lieu proche de Paris Textes poétiques Poésie M-A Girard de Saint-Amant

 Poésie M-A Girard de Saint-Amant - Textes poétiques - Sonnet sur la moisson d’un lieu proche de Paris -  Plaisirs d'un noble ami qui sait chérir ma veine, Mélanges gracieux de prés et de guérets,



Voulez-vous commenter cet article ?

Votre email ne sera pas publié

Réalisation : www.redigeons.com - http://www.webmarketing-seo.fr/