Sonnet d’été

(Mis à jour le: 23 décembre 2015)
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Nous habiterons un discret boudoir,
Toujours saturé d’une odeur divine,
Ne laissant entrer, comme on le devine,
Qu’un jour faible et doux ressemblant au soir.
Une blonde frêle en mignon peignoir
Tirera des sons d’une mandoline,
Et les blancs rideaux tout en mousseline
Seront réfléchis par un grand miroir.

Quand nous aurons faim, pour toute cuisine
Nous grignoterons des fruits de la Chine,
Et nous ne boirons que dans du vermeil ;


Pour nous endormir, ainsi que des chattes
Nous nous étendrons sur de fraîches nattes ;
Nous oublirons tout, – même le soleil !

Premiers poèmes
Germain Nouveau

Sonnet d’été Premiers poèmes Poésie Germain Nouveau

 Poésie Germain Nouveau - Premiers poèmes - Sonnet d’été -  Nous habiterons un discret boudoir, Toujours saturé d'une odeur divine,



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