Songe de brume

(Publié le 12 août 2006) (Mis à jour le: 19 mai 2014)

Je bois le doux ruisseau irisé de tes lèvres,
Dans un songe fruité de douceur et de sève.
Puis je noie mon visage en ta forêt ambrée,
Où chantent les oiseaux parfumés de baisers.

Toi mon songe fruité enflammé de rousseur
Ecoute le murmure ému du vent farceur.
Il épouse tes courbes en doux frissons songeurs
Mélangeant les épices et délaçant les pleurs. 

Ta fraise bleue rougit le velours de mes lèvres
Gémissant les contours ocrées de nos promesses.
Le sel fin étoilé te touche et puis te blesse
Tes grands yeux de soleil me prolongent de rêves.

Toi mon songe épicé enrobé de candeur
Je te sens si taquin quand jembrasse ta fleur.
Je te bois des odeurs, je me fonds dans tes mousses
Ton humus roux de lune et ta pomme si douce.

Ta pomme bleue tressaille en battements damour
Tu mélanges en mon sang la saveur de demain,
Tu toffres sur lautel et multiplies les pains
Je suis une brebis et toi tendre pastour.

Jai besoin de ta bouche enflammant la candeur
Jai besoin dun chandail étouffé sur mes peurs
Tu redonnes le souffle aux lèvres de lenvie
Tu déposes la chair sur los blanc de la vie.

Toi mon songe rougi à lorée de lautomne
Tu moffres les racines et je thabille décorce
Je me fonds dans tes branches embrasées de ta force
Je croîs dans les bourgeons du pourpre qui rayonne.

Fermons les yeux dosmose et buvons les étoiles
Déversant la lumière en notre cSur unique
Ecoutons les soupirs exhalés de musique
Qui silence lenfance humiliée qui se voile.

Le soleil vert se noie dans la bouche dhumus
Tes empreintes de lune égratignent les heures
Et nos galoches dansent effritant la douleur
Egrappant nos poèmes en sabots de Vénus.

Je me brise de rire en ta cime si verte
Quelle menflamme de sang et me farde de cèdre
Je veux que tu mécorches en tes griffes daède
Je veux sentir tes mains sur ma colline offerte.

Tu ondoies sous mes hanches en dentelle de pomme
Tu fredonne un doux chant qui brindille mes lèvres
Et me fonds dans léther en costume de sève
Puis meffeuille lilas sous tes doigts qui me nomment.

Un éclat fugitif me frissonne de glace
Une ombre si fugace, un relent qui agace.
Repousse les aiguilles ébréchant ton doux somme !
Nécoute pas le temps de lécho qui tassomme !

Une écharpe de brume endentelle mes pleurs,
Je te sens, mon amour, comme un trou dans lécume
Tenvoler dans un songe en tes haillons de plumes.
Ton sourire en lambeau me caresse et puis meurt.

 

Valérie Catty 




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