Soir d’été

(Publié le 1 septembre 2006) (Mis à jour le: 30 décembre 2015)
Le soleil brûlait l’ombre, et la terre altérée
Au crépuscule errant demandait un peu d’eau ;
Chaque fleur de sa tête inclinait le fardeau
Sur la montagne encor dorée.

Tandis que l’astre en feu descend et va s’asseoir
Au fond de sa rouge lumière,
Dans les arbres mouvants frissonne la prière,
Et dans les nids : ” Bonsoir ! Bonsoir ! ”

Pas une aile à l’azur ne demande à s’étendre,
Pas un enfant ne rôde aux vergers obscurcis,
Et dans tout ce grand calme et ces tons adoucis
Le moucheron pourrait s’entendre.

 

Poésies inédites

Marceline Desbordes-Valmore

Soir d’été Poésies inédites Poésie Marceline Desbordes-Valmore

 Poésie Marceline Desbordes-Valmore - Poésies inédites - Soir d’été -  Le soleil brûlait l'ombre, et la terre altérée Au crépuscule errant demandait un peu d'eau ;



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