Rêves séchés.

(Publié le 30 novembre 1999) (Mis à jour le: 8 mai 2014)

Les rêves en vieillissant exhument bien souvent le passé
Pour regagner nos chers inhumés,
Rajeunis dans ce futur comme un présent…

 

Lorsque la veine poésie brave la mort
Les lèvres prises évoquent ô remords.
Passé est le temps de larmes aux rides
Et du sang séché, moribond et putride.
L’obscur spectre de ses ailes géantes
Ripaille de chair de prises béantes
Prélève au gueux des lames de peaux
D’un défunt restreint tel un oripeau.
Blême la lune veille de sa nuit morose
Sur ces dépouilles ou l éternel repose
Serais-ce un soupir ou un chuintement
La plainte d’une âme du proche penché
Au rêve d’un fils en tourment épanché
D’un vice d’amour dénué d’attachement.
Ressentir ce bonheur de si près détaché
A rejoindre ce parent de s’en approcher.
Il demeure bien amer l’arrière goût de vie
Et surviens l’idée du trop plein. L’envie…
Alors sans regret dans un ultime souffle
La feuille desséchée, frémit et camoufle
Encore mieux son exil, éloigné des autres
Isolée, mais béate de rejoindre l’apôtre.

Le 28  janvier 2006.

 




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