Plainte sur la mort de Sylvie

(Publié le 27 août 2006) (Mis à jour le: 8 mai 2014)

Ruisseau qui cours après toi-même
Et qui te fuis toi-même aussi,
Arrête un peu ton onde ici
Pour écouter mon deuil extrême.
Puis, quand tu l'auras su, va-t'en dire à la mer
Qu'elle n'a rien de plus amer.


Raconte-lui comme Sylvie,
Qui seule gouverne mon sort,
A reçu le coup de la mort
Au plus bel âge de la vie,
Et que cet accident triomphe en même jour
De toutes les forces d'Amour.

Las ! je n'en puis dire autre chose,
Mes soupirs tranchent mon discours.
Adieu, ruisseau, reprends ton cours
Qui, non plus que moi, se repose ;
Que si, par mes regrets, j'ai bien pu t'arrêter,
Voici des pleurs pour te hâter.



  1. 10 octobre 2007 @ 16:36 clo

    personne n’a fait de commentaire sur cette oeuvre ?! merci d’avance ..

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