Pierre-Jean de Béranger, histoire et biographie de Béranger

(Mis à jour le: 28 juillet 2016)
Pierre-Jean de Béranger, histoire et biographie de Béranger
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Né le l9 août 1780, Pierre-Jean de Béranger trouve la mort dans sa ville natale, Paris le 16 juillet 1857. Connu pour ses chansons à thème satirique, ce chansonnier célèbre du 18e siècle multiplie les succès tout au long de sa carrière. De par un parcours littéraire exemplaire, le nom Lisette de Béranger, l’héroïne de l’une de ses œuvres est même donné à une rose en guise d’hommage.

Famille et jeunesse

Ses parents sont Jean-François Béranger de Mersix et Marie-Jeanne Champy. Après de mauvaises affaires, le père de famille est contraint de fuir les autorités en entraînant sa famille avec lui. Il se convertit dans le domaine de l’opéra-comique, sujet de passion pour sa femme et qui deviendra bientôt celui de son fils. Mersix envoie Jean-Pierre au pensionnat de l’abbé Chantereau, puis chez sa tante qui vit à Péronne où elle tient une petite auberge.

Le jeune garçon ne s’y plaît pas et se fait embaucher chez un notaire, M. de Ballue de Bellenglise. Ce dernier lui fait découvrir, ainsi qu’à d’autres jeunes de son âge, les œuvres de Rousseau tout en leur inculquant des valeurs patriotiques sûres. Très vite, le jeune Pierre, âgé de 14 ans, se passionne pour les chansons satiriques des républicains. Il se découvre également un talent pour la poésie en travaillant à l’imprimerie de Laisney. Son séjour à Péronne deviendra source d’inspiration pour nombre de ses pièces, notamment Souvenirs d’enfance.

Ses premiers pas dans l’écriture

Pierre-Jean revient à Paris en 1795 pour seconder son père qui travaille dans la banque. La société fait faillite quelques mois plus tard et Mersix fonde un cabinet de lecture. L’établissement convient à son fils qui y puise les ressources pour forger sa passion pour l’écriture. Il se plonge dans différents genres littéraires, en ayant une préférence prononcée pour la poésie. Il ne s’essaye sérieusement à la chanson qu’après avoir suivi quelques cours à l’académie de chanson de Montmartre. Il multiplie les paroles et trouve dans Lucien Bonaparte la protection qu’il recherche en 1804. Bientôt les premiers succès se font jour avec notamment des titres comme « Le Déluge » ou encore « Les Gueux ». En 1809, il devient expéditionnaire auprès des bureaux de l’Université. Son nom est reconnu dans la ville de Péronne et par ses personnalités importantes pour qui il chante et présente ses chansons lors de galas et banquets festifs.

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Les citations de Pierre-Jean de Béranger

Les satires en chansons

Au début des années 1800, pour renforcer sa renommée, Pierre-Jean de Béranger intègre le Caveau, devenu Caveau moderne, pour faire découvrir ses chansons au public le 20 de chaque mois. Il n’est pas seul, il partage la scène avec d’autres paroliers tels que Désaugiers. Ses acolytes et lui chantent pour le libéralisme. Puis, grâce au succès des Chansons morales et autres, Béranger se fait une réputation dans les œuvres satiriques. Il n’hésite pas à contredire les personnalités politiques dont les magistrats, les députés et même les prêtres. Il devient officiellement la voix du peuple lorsque ses chansons sont publiées le 25 octobre 1821 dans deux volumes. Ses œuvres sont appréciées et par des auteurs célèbres de l’époque tels que Lamartine.

La même année, il est arrêté et passe trois mois à la prison de Sainte-Pélagie. Il est de nouveau emprisonné en 1828, mais sa renommée s’amplifie avec le temps. Le peuple le glorifie et son portrait est réalisé en peinture par Ary Scheffer. Il est aussi dessiné sur un médaillon. À sa sortie de prison, il se consacre à la rédaction de chansons sur la philosophie et sur l’Homme. On lui offre plusieurs emplois au sein de la monarchie, mais il refuse à toutes les propositions du roi.

Sa fin de vie

Béranger tombe malade à partir de juin 1830. Il s’installe à Bagneux où il mène une vie modeste malgré le succès de ses œuvres. Il continue à contribuer au bien-être du peuple en intégrant la commission des secours en 1848. Il s’agit d’une institution non rémunératrice, illustrant les aspirations patriotiques du chansonnier. Grâce à son action, 800 chanteurs et musiciens ainsi que des hommes du peuple lui rendent hommage. On lui décerne le titre d’élu du peuple pendant cette même année, toutefois, il refuse d’en tirer un quelconque avantage financier.

Le chansonnier décède dans son fauteuil le 16 juillet 1857, la gloire et le respect du peuple à portée de main. Sans ressources financières propres, ses funérailles sont organisées par le gouvernement impérial. Son corps repose au Cimetière du Père-Lachaise, dans la 28e division. Quant à son fauteuil, il est exposé au musée Carnavalet.

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Ses œuvres

Béranger dispose d’un long répertoire d’œuvres dont une grande partie est restée non-publiée après sa mort. Les principales qui ont paru de son vivant sont ses recueils de chansons intitulés Chansons morales et autres en 1815, deux autres en 1821 et 1825 ainsi qu’un dernier en 1833 sous le titre Chansons nouvelles et dernières. Le reste de ses chansons est rassemblé dans le romancero et complété par une Biographie et une Correspondance.

Evénements et hommages

Le lieu où repose le corps de Béranger devient plusieurs années qui suivent sa mort le lieu de pèlerinage pour de nombreux amateurs de ses chansons. L’un des événements les plus célèbres a lieu le 18 juillet 1879, soit 22 ans après sa disparition. À cette occasion, plus de 2000 personnes se donnent rendez-vous sur son tombeau où est organisée la prise de paroles de plusieurs personnalités de France. Le 19 août 1880 a lieu l’inauguration de la statue qui le représente.

Le nom de Béranger est toujours aussi connu jusque pendant le 20e siècle. Ses chansons sont reprises par de nombreux artistes tels qu’Edouard Khil et Jean-Louis Murat et son buste est sculpté par le célèbre Jean-Joseph Perraud en 1861. Plusieurs rues et établissements sont aussi baptisés de son nom, notamment une rue qui se trouve dans le 3e arrondissement de Paris, une école primaire dans la même ville ou encore un collège public dans celle de Péronne. D’autres grandes agglomérations telles que Grenoble, Lyon, Marseille, Nanterre, Tours ou encore Amiens et Bordeaux disposent également de rues à son nom.




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