Paul-Jean Toulet, histoire et biographie de Toulet

(Mis à jour le: 5 octobre 2017)

Paul-Jean Toulet est né le 5 juin 1867 à Pau et est mort le 6 septembre 1920 à Guéthary, en Bases-Pyrénées. C’est un poète français célèbre pour son style d’écriture appelé les « Contrerimes ». Ces dernières deviendront, par la suite, une forme poétique très appréciée des poètes qui suivent son époque.

Son enfance et sa jeunesse

Paul-Jean a une sœur, Jane dont il est le cadet de deux ans. Leur mère décède quelques jours seulement après la naissance de Paul-Jean. Les enfants sont donc envoyés chez leur oncle établi dans la vallée d’Ossau, à Bilhères. Jusqu’à l’âge de 12 ans, il est envoyé dans plusieurs établissements scolaires pour des durées assez courtes. En 1978, il intègre le lycée de Pau. Deux ans plus tard, sa sœur est rappelée à l’île Maurice où leur père vit toujours. Le jeune frère lui enverra dans une lettre ses premiers vers. En 1882, alors âgé de 15 ans, Paul-Jean intègre le lycée de Bayonne. À 16 ans, il empoche la première partie de son baccalauréat en lettres.

Ses débuts dans l’écriture

Paul-Jean rentre à l’île Maurice le 9 décembre 1885 où il commence à vivre dans l’alcool et la drogue. En 1888, il publie La lumière électrique, la seule œuvre qu’il réalisera à Maurice qu’il signe du pseudonyme « Jemand ». En octobre de la même année, il quitte Maurice pour Alger. Il commence réellement à écrire à partir de 1889. Sous plusieurs pseudonymes, il rédige de nombreux articles dans Vigie algérienne ainsi que quelques sonnets dans la Revue algérienne. Avec l’aide d’un ami, il s’essaye même à la réalisation de pièces de théâtre. En novembre, il quitte Alger pour aller s’installer à Paris. Une légende à son sujet stipule que le jeune homme, alors âgé de 23 ans n’aurait plus que 10 ans à vivre à cause d’une maladie grave. Il décide d’entreprendre plusieurs voyages pour profiter de sa fortune et de ses dernières années.

Plusieurs voyages et ses premiers romans

Sa découverte du monde commence en 1891 lors d’un voyage en Espagne. Il passe un séjour de deux semaines à Paris en juillet 1892 où il fait la rencontre de Maurras et de Toulouse-Lautrec. Il publie, en 1894 son ouvrage Un serf. Il revient pour de bon à Paris à partir de 1898. Il s’installe avec son ami Curnonsky, un jeune critique culinaire. Les deux jeunes hommes deviennent des habitués des clubs mondains tout en multipliant les consommations de drogue et d’alcool. Toutefois, Paul-Jean travaille dans plusieurs revues, notamment dans la Revue critique des idées et des livres. La même année, il publie son premier roman intitulé Monsieur du Paur, homme public. Un carnet comportant ses pensées clôture l’ouvrage. Il collabore avec son ami Curnonsky pour la rédaction de Bréviaire des courtisanes sous le pseudonyme Perdiccas. Il emploiera ce dernier pour signer un autre roman intitulé le Métier d’amant, paru en 1900. Deux ans plus tard, il signe de son nom le roman le Mariage de Don Quichotte. La même année, il se lance pour l’Extrême-Orient avec son ami critique culinaire.

Son aventure à la revue Vie parisienne

En 1903, il continue ses voyages à travers le monde pour découvrir l’Inde, l’Indochine et la Chine. Deux autres de ses romans sont publiés en 1904 au Mercure de France. Il s’agit des Tendres Ménages et Mon amie Nane. Il s’agit de feuilletons qui paraissent régulièrement dans la Vie Parisienne. Un troisième feuilleton est écrit en 1905 sous le titre Les Demoiselles La Mortagne. Toulet travaillera avec la Vie parisienne jusqu’en 1907. Le 9 mai 1907, Toulet signe avec la revue Le Chroniqueur de Paris. L’auteur écrit sa première « contrerime »  dans La Main du Baron.

Les Contrerimes

Lorsqu’il rentre à La Rafette, Toulet commence à utiliser le mot « contre-rime » dans ses poèmes. Il veut rassembler toutes ses œuvres dans un ouvrage unique intitulé Contrerimes. Il entre en partenariat avec Coulages, un éditeur débutant pour réaliser son projet, toutefois, leur collaboration n’amène pas au résultat escompté par Toulet. Alors que sa santé se dégrade, il se marie avec Marie Vernon en 1916. Les nouveaux époux habitent à Guétary, dans des régions basques. En 1918, il reprend certains contes et romans publiés quelques années auparavant. Le conte Comme une fantaisie est publié dans la revue Divan tandis que les romans La Jeune Fille verte et Béhanzigue sont publiés par d’autres maisons d’édition.

Sa fin de vie

Pendant les dernières années qui précèdent sa mort, Toulet souffre affreusement, mais est épaulé par sa femme. Le 6 septembre 1920, il succombe à la mort à cause d’une hémorragie cérébrale, à l’âge de 53 ans. Son projet de publication de Contrerimes ne se réalisera que quelques mois après sa mort par les soins d’Henri Martineau.

Ses œuvres posthumes

À cause de sa mort prématurée, plusieurs de ses œuvres ne sont publiés qu’après sa mort. Il s’agit notamment des Contes de Béhanzigue qui bénéficient d’une édition augmentée en 1921, les Trois impostures réédité en 1929 à la maison d’édition Emile-Paul de Paris, Notes d’Art et Notes de littérature en 1924 et 1926, Lettres à soi-même en 1927 et augmentée en 1950 ou encore Vers inédits publié en 1936.

Découvrez les poésies de Paul-Jean Toulet

 




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