Ô le calme jardin d’été où rien ne bouge

(Publié le 1 décembre 2006) (Mis à jour le: 19 décembre 2015)
Ô le calme jardin d’été où rien ne bouge !
Sinon là-bas, vers le milieu
De l’étang clair et radieux,
Pareils à des langues de feu,
Des poissons rouges.

Ce sont nos souvenirs jouant en nos pensées
Calmes et apaisées
Et lucides – comme cette eau
De confiance et de repos.

Et l’eau s’éclaire et les poissons sautillent


Au brusque et merveilleux soleil,
Non loin des iris verts et des blanches coquilles
Et des pierres, immobiles
Autour des bords vermeils.

Et c’est doux de les voir aller, venir ainsi,
Dans la fraîcheur et la splendeur
Qui les effleure,
Sans crainte aucune et sans souci,
Qu’ils ramènent, du fond à la surface,
D’autres regrets que des regrets fugaces.

 

Les heures d’après-midi

Emile Verhaeren

Ô le calme jardin d’été où rien ne bouge Les heures d'après-midi Poésie Emile Verhaeren

 Poésie Emile Verhaeren - Les heures d'après-midi - Ô le calme jardin d’été où rien ne bouge -  Ô le calme jardin d'été où rien ne bouge ! Sinon là-bas, vers le milieu



Voulez-vous commenter cet article ?

Votre email ne sera pas publié

Réalisation : www.redigeons.com - http://www.webmarketing-seo.fr/