Ô jour qui meurs à songer d’elle

(Publié le 5 septembre 2006) (Mis à jour le: 8 mai 2014)


Ô jour qui meurs à songer d'elle
Un songe sans raison,
Entre les plis du noir gazon
Et la rouge asphodèle ;

 


N'est-ce pas, aux feux du plaisir
Inclinée et rebelle,
Elle encor, mais cent fois plus belle,
Et de flamme à saisir ?

… là-bas monte la voix dernière
D'un bouvier sous les cieux.
On n'entend plus que ses essieux
Qui grincent dans l'ornière.

 




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