Ne t’émerveille point que chacun il méprise

(Publié le 1 août 2016) (Mis à jour le: 1 août 2016)
Ne t’émerveille point que chacun il méprise,
Qu’il dédaigne un chacun, qu’il n’estime que soi,
Qu’aux ouvrages d’autrui il veuille donner loi,
Et comme un Aristarq’ lui-même s’autorise.

Paschal, c’est un pédant’: et quoiqu’il se déguise,
Sera toujours pédant’. Un pédant’ et un roi
Ne te semblent-ils pas avoir je ne sais quoi
De semblable, et que l’un à l’autre symbolise?

Les sujets du pédant’, ce sont ses écoliers,
Ses classes ses états, ses régents officiers,
Son collège, Paschal, est comme sa province.

Et c’est pourquoi jadis le Syracusien,
Ayant perdu le nom de roi sicilien,
Voulut être pédant’, ne pouvant être prince.

 

Un poème de Joachim Du Bellay

Ne t’émerveille point que chacun il méprise Les Regrets Poésie Joachim Du Bellay

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