N’as-tu donc rien vu venir

(Publié le 30 novembre 1999) (Mis à jour le: 8 mai 2014)

La plus fine des gouttes
De la pluie qui coule
Sur ta joue se charge
D’un peu de sel
Et le cristal menu
D'un flocon de neige
Qui te tombe dessus

 


Te lacère la peau
N'as-tu donc rien vu venir
Ferme les yeux sur les jours
Qui pourrissent
Ferme-les si fort
Qu'en dépit
De tous tes efforts
Ils ne s'ouvrent plus
Ta route a touché
Le bout de l'horizon
Ne t'épuise pas
Inutilement
En lamentations
Ferme ton cœur
Ferme ta conscience
Tous deux à double tour
Creuse ta tombe
Avec les dents
Puis étends-toi
Dans le silence
De la paix retrouvée
Ne dérange surtout pas
Tes voisins de l’allée
Jacques Herman
2013

 




Voulez-vous commenter cet article ?

Votre email ne sera pas publié

Réalisation : www.redigeons.com - http://www.webmarketing-seo.fr/