Miguel de Unamuno, histoire et biographie de Unamuno

(Mis à jour le: 11 août 2017)
Miguel de Unamuno, histoire et biographie de Unamuno
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Né le 29  septembre 1864 à Bilbao, Miguel de Unamuno est un romancier, poète, philosophe, dramaturge et critique littéraire espagnol. Il est mort à Salamanque le 31 décembre 1936 à 72 ans. Il appartenait à la « génération de 98 », une période riche en activités littéraires en Espagne. Les auteurs qui ont fait partie de cette génération avaient un objectif commun : celui de revitaliser la vie culturelle de leur pays.

Sa biographie

Miguel de Unamuno est issu d’une famille de la petite bourgeoisie. En 1880, il a fait ses études à Madrid qui était sous le joug d’un gouvernement parlementaire centraliste. Unamuno s’y est senti fédéraliste et républicain. C’est à partir de cette époque qu’il nourrissait déjà l’envie de renouveler la vie intellectuelle de l’Espagne.

Il avait une passion sans bornes pour la lecture et cela l’a toujours poussé à apprendre les langues et les littératures étrangères. Il s’est surtout spécialisé dans la langue grecque, mais a aussi appris l’anglais, le basque, l’italien et le français.

Miguel de Unamuno

Miguel de Unamuno

En 1888, il dépose sa candidature pour le poste de professeur de basque à Bilbao. Il ne l’a toutefois pas obtenu, car parmi ses concurrents se trouvaient Sabino Arana, le fondateur du parti nationaliste basque démocratique et Ressurreccion Maria Azkue, futur président de l’académie de la langue basque élu en 1919. Il est alors parti pour Salamanque où, de 1891 à 1901, il a travaillé en tant que professeur de grec à l’université de Salamanque. En 1900, il est nommé au poste de recteur de cette université puis fut destitué en 1914 à cause de l’hostilité qu’il affichait ouvertement envers la monarchie.

Quelques liens

La génération de 98

En 1897, suite à une maladie cardiaque, il vit une crise religieuse. Il a raconté cette partie de sa vie dans son journal intime.

Après la perte de Cuba, Unamuno y voit le déclin de l’Espagne et de là est née la génération de 98. Cela se traduisait par le mouvement de nombreux écrivains qui se sont donné pour mission la régénérescence culturelle de leur pays et de leur peuple. Outre Miguel de Unamuno, le mouvement comptait également Antonio Machado, Valle-Inclán, Juan Ramon Jiménez, …

Les participants du mouvement ont écrit une grande quantité d’ouvrages dont certains furent publiés régulièrement dans des journaux et de publications collectives littéraires ou culturelles. Parmi ces journaux et publications, on peut citer La España Moderna où Unamuno a écrit sur le Pays basque et évoque les débuts d’une imminente guerre civile : l’européanisation de l’Espagne. Ils ont également publié dans Alma Española, España, La Esfera, Mundo Grafico, Nuevo Mundo, Faro, …

En 1924, à cause de ses articles virulents, Miguel de Unamuno est exilé aux îles Canaries où il demeura pendant six ans. Il retourne en Espagne en 1930 suite à la chute de Primo de Rivera. Il retrouve alors son poste de recteur quand la République fut proclamée.

Au poste de député, il lutte avec acharnement contre tout pouvoir dictatorial. Il se campe encore plus sur ses positions durant une grande cérémonie franquiste durant laquelle son discours est devenu célèbre. Il n’a effectivement pas hésité à répondre au professeur Francisco Maldonado qui s’était attaqué aux nationalismes catalan et basque et s’en est même pris au général Millan-Astray et à l’évêque de Salamanque. Durant cette soirée, il manqua de peu d’être lynché, mais l’a évité grâce à l’aide de Doña Carmen Polo qui le sortit de ce guêpier et le raccompagna chez lui. Il fut, de nouveau, destitué de son poste de recteur et meurt à son domicile le 31 décembre de l’année 1936.

Unamuno et la littérature

À travers ses œuvres, Miguel de Unamuno exprimait pleinement ses sentiments, ses opinions, et ses tourments. Dans son roman intitulé Paz en la guerra, publié en 1897, il explique pourquoi l’affrontement des libéraux et des carlistes était nécessaire pour avoir la paix. Ce fut dans cet ouvrage qu’apparu clairement sa vision du monde : celle de la paix qui était omniprésente dans la guerre. D’autres écrits se sont basés là-dessus tels que ses trois essais publiés en 1900 sous le titre de Ensayos puis dans les cinq qui ont suivi en 1902 et publiés sous le titre de En torno al casticismo. Cette même année, son second roman, Amor y pédagogia, parut. D’autres furent par la suite publiés tels que :

  • Niebla en 1914
  • La tia Tula en 1921
  • La agonia del cristianismo en 1925
  • San Manuel bueno Mártir en 1931

Unamuno a également écrit de nombreuses poésies, des nouvelles et des pièces de théâtre.

En termes de poésies, il a écrit divers recueils tels que :

  • Rosario de sonetos liricos en 1911
  • El Cristo de Velásquez entre 1913 à 1920
  • Rimas de dentro en 1923
  • Teresa en 1924
  • Romancero del destierro en 1928
  • El cancionero (journal poétique) de 1928 à 1936
  • Andanzas y visiones españolas en 1922

Pour ce qui est du théâtre, il est l’auteur de :

  • Fedra (Phèdre) en 1924
  • Raquel encaneda en 1933
  • El hermano Juan o el mundo del teatro en 1934
  • Todo un hombre, une pièce qu’il a tirée de sa nouvelle Nada menos que

On lui attribue également de nombreux essais à savoir :

  • Autour de la caste en 1895
  • La vie de Don Quichotte et de Sancho Pança en 1905
  • Le sentiment tragique de la vie en 1912
  • Abel Sánchez, une histoire de passion en 1917

Durant toute sa carrière, Miguel de Unamuno a été fortement influencé par les penseurs et écrivains romantiques tels que Kant, Senancour, Carlyle, Hegel, Leopardi, …




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