L’Oiseleur

(Mis à jour le: 8 mai 2014)
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Les plaines, au loin, de fleurs sont brodées.
Parmi les oiseaux et les papillons,
J’entends bourdonner l’essaim des idées
Qui flotte au soleil en blancs tourbillons !

 


Comme un aigrefin méditant ses crimes,
Sans perdre un moment, j’apprête, en sournois,
Un beau trébuchet fait avec des rimes ;
Et j’attends, ― caché dans le fond des bois.

Toutes !… les voici toutes !… à la file !
Hésitant un peu, n’osant approcher.
Parfois un manant qui sort de la ville
Vient, d’un bruit de pas, les effaroucher.

Moi, je reste là, sans voix, sans haleine,
L’oreille et les yeux sur mon traquenard.
Si la gibecière est à moitié pleine,
Je rentre au logis, plus fier qu’un renard.

Et c’est sous mes doigts un bruit d’étincelles,
Quand j’ouvre le sac où tient mon trésor,
Et que je les prends, par le bout des ailes,
Pour les enfermer dans leurs cages d’or !…

 




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