L’Inachevé.

(Publié le 30 novembre 1999) (Mis à jour le: 8 mai 2014)

Vous dites qu'il est fou…

Moi je vois un poète!

 

Allez ! Rappelez- moi à l’ordre
Ici bas je ressens trop le désordre
Et mes rêves n’ont pas survécus
Aux cauchemars qui les ont vaincus.
Dès lors dénichez-moi une place
Là haut dans vôtre infini espace
Ou je doute qu’il manque de place
Pour un être sans effet de glace
Un arbre coupé de ses racines
Végète temporairement sans sève
Et décline sans atteindre la cime
Qu’il sait promis de finir sans trêve.
L’obscur en chacun de nous guette
Ici un hère  rendu à fleur de peau
Là l’errance d’un compositeur poète
Buvant jusqu’à la lie l’absolu en dépôt
Puis se jette dans les flots rafraîchis
Du beau Rhin fier que ses bateliers
Repêche une pauvre  âme défraichie
Au cruel destin d’être admis fou à lier
A trop observer la ligne d’horizon
De prêcher sans cesse d’oraison
S’amoncèlent sur notre frêle raison
Ces nuages facteurs de déraison
Alors le cercle dramatique ainsi bravé
Ne devait’ il pas poétiquement s’achever
Par l’appel de notes du chant de l’aube
D’une vision illicite à l’humble et dérobe
L’équilibre mental fragile de l’homme…

  Le samedi 17 juin 2006

 




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