Les Medeçins Téméraires

(Mis à jour le: 20 décembre 2015)
Voyant dessouz un Ciel ma Clorinde en langueur,
Mille Amours desolez pleurent de son martire,
S’entredisans tout bas, que la mesme rigueur
Qui change ses beautez, destruira leur Empire.

Aprochez, Medecins, & vueillez un peu dire
Si cette esmotion doit tirer en longueur :
Si vous estes sçavans vous le pourrez bien lire
Selon le batement & du poulx & du Coeur.

Mais quoy? vous abusez de vostre privilege ;


C’est trop vous arrester dessus ces monts de neige,
De qui le feu secret brusle tous les humains.

ll vous est bien permis d’approcher de sa couche,
Mais non pas de tenir plus d’un instant vos mains
En des lieux ou des Rois voudroient mettre la bouche.

 

Plaintes d’Acante

François Tristan L’Hermite

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 Poésie François Tristan L'Hermite - Plaintes d'Acante - Les Medeçins Téméraires -  Voyant dessouz un Ciel ma Clorinde en langueur, Mille Amours desolez pleurent de son martire,



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