les feuilles d’or

(Publié le 30 novembre 1999) (Mis à jour le: 30 novembre 1999)

Il s'agit de montrer que la poésie peut opérer un renversement des valeurs, loin du lyrisme et de la prosodie où on l'a souvent délaissée !


Sur mon chemin je promenais, et un jour rencontrais un mur. Où sont les murs s'arrêtent les regards, et plus lumière ne passe; où sont les murs, plus rien ne vit !
    Sur le mur du château, je vois seulement les fenêtres, où passe le jour. Tu sais, par-dessus les beaux vêtements brodés, je vois seulement les yeux qui brillent !
    Holà ! Dans le château irais-je habiter, à l'ombre de fenêtres murées ? Voilà riche tombeau, en vérité !
    Hélas ! Au temple les égarés courrent encore se réfugier : pour les vices c'est belle ceinture de chasteté !
    Sous de hauts murs être caché, et toujours bien s'habiller, voilà bien cher payé. Crois-tu que tes beaux vêtements parleront à ta place, malheureux ! veux-tu que tes poches te remplacent ?
    "A la grande noblesse les mains sont assez", me dit un enfant, tenant une flûte et un livre. Ouvrant se besace il trouvait une montagne d'or, et ne voulut même y toucher !
    Ce matin, depuis la petite chambre, nous regardions au dehors : plus chère nous fut la vie que l'or ! Ô les amis qui partagez la chambre, vous laissez toutes lumières passer.
    C'est folie de vivre en un monde muré ! Quel cachot serait notre lot ?




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