Les corbeaux.Fantaisie.

(Publié le 30 novembre 1999) (Mis à jour le: 8 mai 2014)

Les corbeaux. Fantaisie.

Éructent, et refoulent si fort du
goulot

Qu’une de bouche d’égout d’un
trottoir

A tomber malade et devenir aussi
pâlot

Qu’un cachet qu’ils ont leurs âmes
noires.


Les corbeaux

De potins en ragots et autres
médisances

Se régalent en goinfre des ces
pitances

Avec cette bave aux becs de
jouissance

Qu’ont les croiraient sous
dépendance.

Les corbeaux

Aux règnes passés, ils rêvent des
délations

Traduites illico en camps de
concentration.

Que déjà ils songent aux suivantes
accusations

Qu’ils mettront sur le dos de
pierrots à caution.

Les corbeaux

Aujourd’hui ces foireux pètent en
échos

Dans les entreprises, bureaux et
locaux

Au libéralisme asocial alimenter
ces égaux

Par ces vents nauséabonds colportés
à gogo.

 Des corbeaux

Que bientôt se manifesteront en
robes noires

De rendre l’injustice, comme un
fait notoire

De renvoyer le droit, dans un petit
coin tordu

Et d’exécuter la loi, d’un pauvre
déjà pendu.

Les  corbeaux. 

Alors s’il m’échoie dans un de vos
jours sombres

De choisir parmi ces drôles d’oiseaux
en nombre

De votre cercle de jeu détourné du
colin

Maillard

J’élirai l’effraie qui par gros
temps de brouillard

Me ravirai pour un monde beaucoup
moins criard.

Que le vôtre, de corbeaux.

Et vous en déplaise de les trouver
plus chouettes

A égayer la nuit, plus que vous
n’attrister le jour.

A vous dominer au ciel du clocher
en silhouette

Que vos cœurs noirs aux pieds
croassés.

Toujours

Je préfèrerai rien entendre, ou
mieux rester sourd.

Qu’à vous corbeaux.

 

 Le 4 novembre 2006. 




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