Les boucles de lumière

(Publié le 12 juillet 2006) (Mis à jour le: 19 mai 2014)
Jai laissé ma souffrance à laube de tes lèvres,
Le Petit Prince a dit « dessine-moi la vie »
Alors jai dessiné un joli cSur fleuri,
Pour toi mon Petit Prince aux boucles de lumière.
 
 

Jai écrasé mes larmes à lorée des odeurs,

Embrasé la pénombre enrobée de couleurs,
Jai dérobé mes pas au jardin noir des ombres,
Pour quà jamais ségrène âpre vent doutre- tombe.
 
Je voudrais te sculpter mon amour et ses formes
Parfumé dacacia aux notes de laurore,
Des croches échevelées se balancent aux ormes,
Pour murmurer ce chant satiné dégrégore.
 
Ecoute bien le vent poupin qui te taquine,
Il égrappe tes peurs et caresse tes rêves,
Il sème de doux cSurs qui chuchotent de sève,
Et berce ton sommeil damour et déglantine.
 
Enferme la lumière en ton corps de candeur,
Préserve bien la perle afin quelle ne se meure,
Plante des fleurs de feu sur la crête du vent
Laisse tes songes, enfant, gambader dans les champs.
 
Je voudrais tellement te chanter lAbsolu,
La pomme de la terre ensemencée de sève
Mélange les odeurs, et tous les bruits joufflus
Sa chair nue, ses couleurs qui achèvent le glaive.
 
Allonge-toi dans lherbe et sens monter en toi
La courbe de ses reins qui tinsuffle la joie
Fonds-toi dans la douceur, écoute bien son cSur
Tout vit, tout est si beau, repousse la laideur. 
 
Nécoute pas la faux qui essaime leffroi,
Mais recueille en tes mains la liqueur des oiseaux
Qui coule dans tes veines en un écho de toi
Fonds-toi dans la groseille et les coquelicots.
 
Ecoute lunivers et lor de ses atomes
Qui résonne de toi et épelle ton nom,
Eployant son amour darôme qui tembaume
Et de pourpre doré lové dans les bourgeons.
 
Jai habillé mes mots de la pulpe des fleurs,
Retiré les pépins, puis ajouté lécorce
Pour que coule en ton sang le nectar et sa force ;
Pour ôter de tes yeux le sable de tes pleurs.
 
Jai puisé en mon sang le pourpre qui demeure
Afin que tous mes mots palpitent de la vie.
Jai jeté mon couteau aux ombres si noircies
Brûlé mes souvenirs et toutes mes aigreurs.
 
Les fantômes des pleurs qui craignent la lumière
Séloignent à ton sourire et à tes boucles dor,
Larlequin de la mort dans tes yeux sévapore,
Jai noyé le cercueil recouvert de poussières.
 
 
 
 Valérie Catty
 




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